Jeune, mère et célibataire

Mon état d’esprit sur cette photo est totalement opposé à celui que j’avais en rédigeant ce texte. J’adore mon sourire. Je le partage avec vous. ☺️💝

Comment réagiriez-vous si je vous annonçais que je suis enceinte ou si je vous disais que j’ai eu un bébé il y a quelques mois ?


Je suppose que le réflexe de quelques-uns sera de me féliciter, celui d’autres de se demander si je (me) suis mariée (entre temps), celui d’autres encore, de se demander si je ne suis pas jeune et sans ressource… Et, il y aura ces personnes tordues qui se diront « Donc, elle fait ! ». J’ai lu une fille qui avait écrit que la grossesse est la seule preuve explicite « qu’on a fait ».

Pour n’en avoir jamais été un témoin direct, j’ignore à quel point les enfants issus de relations hors mariage et leur mère sont fortement stigmatisés mais, comme tout le monde, j’en ai entendu quelques bribes et en tant que femme, je ne tolère pas la manière dont ils (les mères et leurs enfants) sont traités. J’ai eu envie de parler des mères adolescentes (appelées autrefois filles-mères) mais j’en ai eu une plus grande de parler des mères célibataires en général.

J’ai lu sur facebook la publication d’un homme qui disait, je cite : « Les bonnes filles sont déjà mariées. Il ne reste que les mères célibataires. » Je n’ai pas les mots pour exprimer à quel point lire ces deux phrases m’a irritée. Dans leur jugement très cruel, les gens oublient souvent que pour faire un enfant, il faut être deux.

S’il y a une mère célibataire, il y a un père célibataire ou marié qui a fui ses responsabilités. Personne ne dénonce les pères qui abandonnent leurs enfants. Tout le monde pointe du doigt la mère qui s’en occupe seule. L’homme, lui, n’est jamais inquiété. Jamais responsabilisé. On considère encore que c’est la femme seule qui a “péché”, que c’est elle qui l’a cherché. Même en cas de viol ou d’inceste, on la culpabilise.

Quand on éduque les filles à ne pas avoir des relations sexuelles hors mariage, de grâce, il faut en faire de même avec les garçons.

Il y a 7 ou 8 mois, un jeune papa est entré en contact avec moi par Charity Garden. Il souhaitait faire adopter son fils de 3 ans parce que ‘’sa maman l’a abandonné et il n’avait pas de boulot pour pouvoir s’occuper de lui.’’ J’en ai parlé à un ami qui m’a proposé une solution pour le papa et j’ai dit à ce dernier qu’on verra quoi faire pour lui trouver un boulot et sa réponse m’a choquée. Il m’a répondu que même avec un job, il souhaite toujours se séparer de l’enfant parce qu’il n’aura pas le temps de s’occuper de lui et n’a ni famille ni domicile (ils vivent chez l’un de ses amis).

J’en ai déduit qu’il voulait tout simplement se débarrasser de cet enfant, ne faire aucun effort et fuir ses responsabilités. Avec cet exemple, comment oser rabaisser les mères célibataires ? On me dira que celle-ci a abandonné son enfant mais combien de pères abandonnent les leurs en toute conscience et nul ne dit mot ? C’est normal qu’une mère sans domicile, ni famille, ni emploi garde son enfant, souffre avec lui mais un père peut être exempt de cette responsabilité ?

Les femmes ayant des enfants en-dehors du mariage restent un sujet tabou dans la société africaine en générale et dans la communauté musulmane africaine en particulier. C’est une chose abominable dont il ne faut pas parler. J’ai fait la remarque à un ami il y a quelques jours que je n’en ai jamais connu et ce dernier m’a affirmé qu’il y en a un grand nombre. Par honte, Il y a celles qui réussissent à cacher leur grossesse jusqu’à l’accouchement puis abandonnent le bébé ou se font avorter. D’autres exigent au père de les épouser. Parfois c’est l’initiative de la famille de la faire partir loin, de la faire avorter, ou d’exiger un mariage par crainte d’être humiliée et de voir l’honneur familiale bafouée. Et, il y en a qui sont immédiatement rejetées par leurs familles dès qu’elles découvrent leur grossesse. Vous savez… le fameux ‘’qu’en dira-t-on’’.

Le point positif est que l’actuelle société ne repousse pas comme autrefois la mère célibataire de façon explicite. Les plus grandes victimes de préjugés, de stigmates et de stéréotypes restent celles âgées en deçà de 23ans et cela a malheureusement des répercussions sur leur état psychologique. On peut noter une baisse de l’estime de soi, l’isolement ou le rejet de leur groupe (d’amis, familles), la culpabilité d’être enceinte, la dépression, etc. Ajoutés à cela, elles doivent accepter leurs changements physiques et hormonaux, vivre le processus de création d’identité maternelle, endurer différents maux, se préparer psychologiquement à l’accouchement, etc. tout cela sans aucun soutien. On me dira « Qui les a envoyées ? »

Ce qu’il y a de surprenant c’est que l’enfant, jusqu’à ce qu’il naisse, n’est de personne. Après, il appartient à tous excepté sa mère. Certaines familles ont pour habitude de prendre les rênes, de s’occuper de l’enfant et de prendre des décisions le concernant à la place de la maman au nom du fait qu’elle est incapable d’assurer la prise en charge du petit et devrait s’estimer heureuse que d’autres aient pris cette responsabilité.

Nous devrions prendre conscience que nos comportements envers les jeunes mères célibataires ont un impact psychique sur le développement du bébé qu’elles portent. Pour rappel, le bébé même dans le ventre, ressent les émotions positives et négatives de ses parents. Toutes les émotions ressenties par la maman passent chez lui. Sensibles aux stimuli extérieurs, il peut ressentir qu’il n’est pas le bienvenu. Ce qui pourrait plus tard perturber le cours normal de son développement affectif et psychosocial.

On s’étonne qu’il existe des serial killers spécialisés dans le meurtre de mères célibataires, ou celui d’enfants issus de relations hors mariage ou encore, dans le meurtre des papas irresponsables. On me dira que ce sont les choses des blancs. Mais les adolescents et les adultes qui consomment des substances, qui sont agressifs, violents, bandits (voleurs ou criminels) sont souvent des personnes qui enfants, ont ressenti l’abandon, n’ont pas été aimées, ont été rejetées et mis à l’écart. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent des délinquants qu’on les remarque et on les stigmatise davantage ce qui les ancre aussi davantage dans leurs comportements déviants.

Malheureusement, la société et la famille africaines sont des environnements négatifs où le psychique est négligé. Elles ne réalisent pas l’impact négatif qu’elles peuvent avoir sur une personne en une phrase ou un geste. Comment voudriez-vous qu’un enfant soit épanoui, intelligent, brave, lorsqu’à longueur de journée sa grand-mère, sa tante, son oncle, ou son grand-père rabaisse, méprise et tient des propos injurieux envers sa maman ou envers lui-même ?

Donnons aux mamans et futures mamans de l’affection. Rassurons-les. Lorsque le bébé est déjà là, l’heure n’est plus aux réprimandes. On peut leur faire prendre conscience de leur bévue sans injures ni dédain. Dans le cas où c’est un choix personnel, l’amener à prendre ses responsabilités. Je ne conçois pas le fait qu’une fille soit humiliée, pointée du doigt pour une grossesse ou un rapport hors mariage et je suis contre le mariage forcé et/ou précoce sous prétexte que c’est plus recommandé.

Aux personnes qui auront envie de commenter que j’encourage la fornication, merci de vous en abstenir. Allez écrire pour vous puis envoyez moi le lien je lirai. On sait que chacun est irréprochable tant qu’on a pas découvert ce qu’il fait en cachette.

Douce dépression

Je me demande depuis plusieurs semaines si je dois rédiger et publier ce texte ou non.

J’hésite. J’hésite parce que je ne sais toujours pas si je suis prête à partager avec vous ce contenu. J’hésite parce que je me demande ce qu’en penseront les lecteurs (c’est d’ailleurs la première fois que je m’en inquiète). J’hésite parce que je pense encore être dans le déni. Je me demande encore comment cela a-t-il pu arriver. Non, j’ai la réponse.

Il y a 14 semaines, je décidais de me retirer des réseaux sociaux. J’étais dans un mauvais état psychologique et je pensais à me recentrer entièrement sur ma personne et rien que. C’était quelques jours avant le début de Ramada, j’avais l’intention de revenir quelques jours après la fin le temps de me ressourcer.

Les deux mois qui ont précédé cette période étaient très challengeant et stressant pour moi. Je commençais à vivre pleinement l’adulthood et à assumer toutes les responsabilités que cela impliquait. Confiante, je n’ai malheureusement pas vu venir certains évènements. Je ne maitrisais pas les choses autant que je le pensais. J’ai été confrontée à des situations qui m’ont beaucoup affectée.

J’étais souvent d’humeur morose, tout comme je pouvais être joyeuse puis mélancolique la seconde d’après sans raison. J’ai souffert d’insomnie et compter les moutons ne m’était d’aucune utilité. Je suis de nature susceptible et la période que je traversais me rendait encore plus. Toujours irritée, je m’énervais pour un rien. J’étais inquiète, fatiguée, découragée et je ne ressentais plus l’envie de rien faire ni de parler à qui que ce soit.

Je ressentais que quelque chose n’allait pas. Le déclic a été lorsqu’une personne très proche de moi m’a dit : « Nafi, tu es en train de déprimer » et, étonnamment, j’ai ri et répondu : « Oui ! C’est cela ! ».  Nous en riions mais la situation était sérieuse à nos yeux et personne n’osait en parler de façon solennelle. Je ressentais de plus en plus le besoin de m’éloigner. Jusqu’au jour où cette personne a décidé qu’il était temps que la situation s’améliore et, grâce à elle, j’ai compris que la prise de conscience que quelque chose ne va pas est la première étape à tout processus de recherche de solution. Surtout quand ça relève du psychique. Sans prise de conscience, rien ne peut changer.

Elle m’a posée environ 6 questions. Toutes me mettaient en colère. Je me suis braquée et je répondais très souvent en grondant. Je pensais que ces questions m’énervaient parce qu’elles n’étaient pas importantes et que de toute façon, personne ne pouvait me comprendre. Au final, on a pu trouver l’origine de mon état.

Il avait deux sources. Mais l’élément déclencheur était, la peur de me retrouver sans le sou. La peur de ne pas pouvoir respecter mes engagements vis-à-vis de mon bailleur, la peur de ne pouvoir assumer mes responsabilités dans ce monde d’adulte dont je rêvais tant de faire partie, la peur de ne pouvoir m’assumer moi. Parce que oui, il y a une différence entre vivre chez ses parents où on ne paye ni le loyer ni à manger et qu’on a son salaire pour soi et vivre chez soi, payer son logement, sa nutrition, ses factures, ses déplacements.

Les origines de mon problème identifiées, les choses sont devenues plus faciles pour moi. Le jeûne et la prière m’ont beaucoup aidée. Je me suis confiée et remise à Allah (swt). Il a apaisé mon cœur et vidé mon esprit et Alhamdoulillah, j’ai eu une opportunité qui m’a davantage rassurée pour la suite. J’ai aussi lu 2 livres qui m’ont été très utiles. C’était exactement ce qu’il me fallait comme lecture (La loi de l’attraction de Esther et Jerry Hicks et Tremblez mais osez du Dr. Susan Jeffers). Malgré cela, à la fin de Ramadan, je ne me sentais toujours pas prête à revenir.

Je n’étais pas complètement coupée du monde, non. Je me rendais en cours (quand mon corps le voulait bien) et je discutais avec des camarades. Personne ne pouvait se douter de mon état. J’avais à affronter fréquemment les mêmes questions : « Pourquoi tu ne réponds plus sur whatsApp ? » « Pourquoi tu ne te connectes plus ? » « Tu as fermé ton blog ? ».  J’ai également dû utiliser le compte WhatsApp Business de Hijabista pour des raisons professionnelles et pour continuer à recevoir les infos de la fac.

Au mois de juin, je me sentais déjà beaucoup mieux. Mais je ne ressentais aucune envie de reprendre les interactions on m’a même informé que mon compte whatsApp avait été supprimé (WhatsApp supprime les comptes après 2 mois d’inactivité) mais je n’en avais rien à cirer.

Je suis de retour aujourd’hui parce que je suis prête à sortir de cette zone de confort que je me suis créée. Rester loin de tout a aussi eu ses effets négatifs.

Ce qui m’a donné le courage d’écrire tout ce texte c’est cet article de Befoune que j’ai lu. J’avais l’impression qu’elle s’adressait à moi et à 2 heures du matin, j’ai pris ma machine et j’ai écrit tout ce que vous lisez.

Aujourd’hui, je ne sais pas si j’étais déprimée, dépressive, en burn out, ou si c’était un grand coup de blues. Ce dont je suis par contre sûr c’est que Alhamdoulillah, je me sens beaucoup mieux.

Je sais maintenant qu’il est tout à fait normal de se sentir triste. On ne peut pas être heureux tout le temps quand on est dans un monde fait d’interactions et d’évènements sur lesquels on n’a pas le contrôle. On associe souvent la tristesse au négatif mais c’est un sentiment qui ne peut être évité. J’accepte de la ressentir, de lui laisser sa place et son moment de gloire. La nier, la rejeter et porter le masque du bonheur n’aide pas à améliorer son état. Au contraire, on le détériore.

En me relisant, je réalise qu’écrire me libère. Ce texte m’est salvateur.

Les imprévus font partie de la vie.

J’ai partagé avec vous une petite partie de mon année 2020 dans une série de billets. On dit communément l’homme propose, Dieu dispose. Je me permets de dire que c’est la vérité que nous avons déjà tous eu à expérimenter.

J’ai fait plusieurs prévisions en accord avec mes objectifs à venir. Certaines d’entre elles se sont réalisées, d’autres non. Et il y a des évènements qui se sont invités tout seuls comme club de lecture et la formation que j’ai dispensée. Il y a aussi eu :

1- Mon premier « vrai » boulot en tant que Community Manager. Je l’ai commencé au mois d’octobre grâce à une amie qui était dans la structure et qui m’a fait vent du besoin d’un CM. J’étais dans le besoin en cette période et c’était une opportunité qui s’offrait à moi. J’ai tout donné durant l’entretien (je partagerai les détails un de ces jours In Shaa Allah😂) et j’ai été retenue.

2- J’ai participé à un concours de lecture au mois d’août. Concours que je n’ai d’ailleurs pas gagné. Par contre, en octobre l’initiatrice du concours m’a contacté et m’a dit que mon profil l’intéressait et qu’elle avait des projets qu’elle voulait lancer au Cameroun et avait besoin de personnes comme moi. Elle vit au Canada et c’est une femme très sérieuse dans ce qu’elle fait. Grâce à cette opportunité j’ai fait la rencontre de jeunes d’Afrique de l’ouest avec de magnifiques talents✨.

3- Sur LinkedIn (réseau social professionnel), j’ai commencé à faire en vidéo des revues des livres professionnels que je lis. J’y ai publié 2 vidéos mais je n’ai pas continué et depuis le mois de décembre, je n’ai pas ouvert mon LinkedIn.
Il y a quelques jours, la bibliothèque en ligne Camer Bookstore a fait de moi sa Brand Ambassador. En réalité, j’ignore l’ampleur de ce rôle, mais ce que je sais c’est que j’aurai des livres gratuitement et je ferai de nombreuses vidéos sur mes lectures. 🤗🥰💃
Donc In Shaa Allah, je recommencerai avec les vidéos sur LinkedIn en mars et je les partagerai aussi sur Facebook et Instagram. ☺️

4- Je me suis mise au Sport! Je mérite des acclamations s’il vous plaît.😌
Mes camarades du lycée savent que je suis anti-sport.😂 Je suis celle qui avait toujours des excuses pour fuir les séances d’EPS.
En mars 2020 j’ai commencé à faire du saut à la corde tous les matins. Ça a duré 3 matins exactement et j’ai abandonné.🤣
Le boulot que j’ai eu en octobre m’a permis de faire la rencontre d’une collègue hyper sportive. L’histoire est longue mais c’est elle qui m’a motivée à ne pas abandonner une fois que j’ai commencé les séances de fitness. Elle m’a bien encouragée et depuis j’aime le sport. J’ai arrêté en janvier 2021 mais cela fait une semaine que j’ai repris et je ne compte plus m’en séparer🤞❤️

En 2020, il n’y a pas eu que du bonheur…

Quelqu’un que j’aime de tout mon cœur a été très malade. Il a fait 6 mois de maladie. On lui a fait subir plusieurs batteries d’examens médicaux, on a évoqué le Corona virus, on lui a administré le traitement contre mais rien n’a changé.
Les 3 premiers mois étaient durs. Chaque médecin donnait son diagnostic et prescrivait ses médicaments et rien ne changeait. Son état empirait.
Toutes les nuits je me suis couchée avec les larmes aux yeux en me disant «Accroche toi s’il te plaît. Ne me fais pas ça.»
Tous les jours il s’affaiblissait jusqu’à ce qu’on trouve la maladie exacte. C’était un soulagement après 3 mois de tâtonnements mais le traitement était une autre grande guerre à remporter.
J’ignorais qu’il y avait des médicaments qui, pour nous traiter, nous rendent encore plus malades. J’ai lu sa souffrance à travers ses messages…
Sa maladie m’a fait réaliser combien la santé est précieuse. Et combien il est précieux dans ma vie.

De nombreuses personnes ont vécu de grands malheurs en 2020, chez certaines ils s’enchaînaient les uns après les autres comme une malédiction…

Personnellement je ne m’en prends pas à l’année. Elle n’est qu’un chiffre. Ce qui doit arriver arrivera. C’est Dieu qui décide de tout. C’est le Maktoub (c’était écrit) et 2021 ne changera rien à ce qui doit ou ne pas arriver. Vivons nos douleurs et accrochons nous à ces petits succès qui nous font plaisir.

Nous entamerons dans quelques heures le troisième mois de 2021 et je n’ai toujours rien écrit de ce que je veux faire cette année. Je n’ai fait aucune prévision. Pas de vision board. Même pas dans ma tête.
Tout ce que je souhaite, c’est bien faire, améliorer ce qui est déjà mis en place. Notamment, mes études, le club de lecture, mon boulot de CM, Hijabista_237 , Charity Garden , les vidéos sur LinkedIn, et ma spiritualité.

Je ne me lancerai donc pas dans une nouvelle aventure. Sauf si elle est hyper intéressante, contribue à mon évolution et n’empiète pas sur mes autres activités.

Je partage avec vous tout ceci parce que j’aime ce que je fais et vous pouvez aussi faire des activités que vous aimerez.
Je ne fais absolument rien d’exceptionnel. Je ne me mets juste aucune limite.

N’ayons pas peur d’oser et lançons nous, sautons le pas et réalisons tout ce qui nous passe par la tête. Nous pouvons tous mettre sur pied ces petites idées qui nous taraudent l’esprit depuis quelque temps. Le monde n’attend que nous… 💕

Tu choisis mal ta femme, tu rates ta vie.

Même pour les photos, je ne sais pas me taire. 😌

Il semble que je dois être une «bonne femme» pour avoir la chance d’être « choisie » pour épouse par un homme.

Il semble que de moi dépendront ses humeurs et agissements.

Il semble que je dois savoir me taire.

Il semble que je dois être croyante et pratiquante.

Il semble que je serai responsable de sa réussite ou de son échec.

Je dois donc apprendre à être une femme patiente, compréhensive, respectueuse, soumise, gentille, dévouée, qui pardonne, qui ne dit jamais non.

Je dois être un cordon bleu, un lave vaisselle, une machine à laver, un aspirateur, une jardinière, et… je dois être intelligente (mais pas trop). Je dois l’être assez pour le conseiller mais moins lorsqu’il s’agira de faire les choses pour moi-même.

Il semble que je n’intéresserai aucun homme qui a le même niveau d’étude que moi ou moins. Mon intelligence devra s’arrêter là où celle de mon potentiel époux commencera.

Il semble que je dois être une fille propre, qui s’habille bien (mais pas « vulgairement »), toujours aux petits soins, à l’apparence physique parfaite, mais ne pas demander un sou pour tous ces soins « superficiels ».

Si je ne remplis pas ces conditions (la grande majorité), je ne serai pas une fille à choisir pour le mariage. Je ferai rater sa vie à cet homme qui m’aura fait la grande faveur de connaître le mariage. Ou tout homme qui choisit une femme qui ne remplit pas ces critères, est aveugle.

Choisir. Ce verbe me dérange. Les hommes choisissent les femmes qu’ils veulent, ces femmes, ont-elles choisi ces hommes ?

Mon amie Gwladys m’a fait cette remarque : Les contenus qui sensibilisent les hommes sur le choix de leur conjointe pullulent sur tous les canaux de communication. Mais nous n’en voyons pas qui concernent les femmes quant au choix de leur futur époux.

Il semble que c’est à l’homme de faire le choix. La femme, elle, doit s’estimer heureuse qu’un homme la veuille pour épouse. Cela signifierait qu’il a fait un choix réfléchi entre toutes les possibilités qu’il avait. Elle est la gagnante.

S’il advient que l’union ne marche pas, on demandera « Qu’a-t-elle fait? ». S’il advient que l’homme perde son boulot, ou ait un quelconque problème qui lui cause un échec, ce sera de la faute de la femme qui n’aura pas su le conseiller, le guider, prier pour lui. Ou… Qui aura été trop matérialise parce qu’on dit qu’elle a le pouvoir de rendre un milliardaire millionaire. Le doigt accusateur est d’abord pointé sur la femme. La présumée coupable de tout disfonctionnement matrimonial.

Je suis tombée sur des textes dont les titres ressemblaient tous à : «Comment trouver la femme idéale ?», «Comment trouver une femme sérieuse ?», etc.

L’homme, quel est son rôle dans le couple ? Comment est-ce que moi, je devrais m’y prendre pour avoir l’homme idéal ? Celui qui ne me fera pas rater ma vie.

Il semble que quant à la femme, son homme idéal est celui qui possède des biens matériels. Elle doit s’estimer heureuse d’avoir un homme qui lui offre un toit, la nourrit, l’habille, la soigne, qui a un boulot respectable, une voiture, qui possède assez d’argent pour les extras, etc. Elle aura gagné le Jackpot ! Son homme parfait! Celui qui lui aura fait réussir sa vie!

J’en ris! Je ne vois pas comment accepter un homme sur la base matérielle. Des choses banales que je peux moi-même m’offrir.

Mon amie Liena, me disait hier qu’une dame envisage d’ouvrir une école ménagère avec pour mission de former les jeunes filles à être de bonnes épouses… C’est bien pour celles qui veulent l’être.

Moi, ça ne me concerne pas et ça ne va jamais me concerner comme on dit chez nous. Je ne suis pas patiente. Je ne suis pas soumise. Je suis respectueuse si et seulement si je suis respectée. Je ne sais pas me taire. La réussite, l’échec d’autrui ne me regardent pas, que chacun fasse ce qu’il a à faire. Je ne pardonne pas les bêtises. Et bien d’autres… Voyez vous ? Je ne suis pas une bonne femme.

Les mariages où la femme se dévoue corps et âme dans ses tâches de femme, et le rôle de l’homme c’est d’apporter à manger, payer les factures, gronder, donner des ordres, dicter, décider, etc. ne me concernent pas. 🙌 C’est quoi cette opinion publique selon laquelle les qualités d’un homme s’arrêtent à sa capacité à prendre soin de sa famille ?

Quand j’aurai besoin d’un homme, Dieu m’enverra quelqu’un qui partagera les mêmes idées que moi et sera à la hauteur de mes aspirations.

Celui qui voudra se tenir à mes côtés devra se demander ce qu’il a à apporter dans ma vie. Quelle sera la plus value de notre union pour moi, pour les enfants que nous aurons ? En attendant…

Excusez-moi, je ne suis pas épousable.

Je ne comptais pas écrire sur ce sujet. Dernièrement, j’ai été très exposée à des contenus qui m’ont irritée. J’ai eu envie d’écrire et ceci n’est pas mon dernier texte sur le sujet. Il y en aura encore In Shaa Allah.

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Rabb al-alamine

À quoi m’est utile d’avoir mille et un rêves, de me battre pour eux, si Allah swt n’est pas satisfait de moi ?

Il est bien que je me projette dans le futur, que je pense et prépare mon avenir mais c’est encore mieux de penser à l’après mort. Ce moment où il me faudra rendre des comptes à Dieu sur ce que j’ai fait du temps qu’Il m’a accordée sur cette terre. Ce moment où il n’y aura que mes actes pour témoigner de la personne que j’ai été de mon vivant.

Je garde en tête que les biens d’ici-bas sont éphémères. Je peux à tout instant passer de vie à trépas. Pendant que je m’attelle à me construire sur terre, il m’est primordial de préparer la vie après la mort. La préparer en honorant les 5 piliers de l’Islam de la meilleure des façons et bien plus.

L’Islam est une religion dont la science est très étendue. Améliorer ma science religieuse, m’élever spirituellement et pratiquer convenablement les préceptes islamiques est mon objectif. Je ne le veux pas seulement pour moi mais aussi pour pouvoir transmettre une bonne éducation islamique de base à mes enfants. Répondre au mieux à leurs « Pourquoi ? » Ne pas simplement leur dire « Parce que c’est comme ça. Il faut appliquer ».

Je n’ai pas atteint tous les objectifs que je me suis fixée sur ce plan. Je sais ce qui m’a manqué et ce qu’il y a à améliorer avec beaucoup de patience et un peu de rigueur.

Rédiger ce petit billet m’a pris du temps et pourtant il contient très peu de mots. J’ai beaucoup écrit et autant supprimé. J’ai longtemps cherché comment rédiger sans être dans l’ostentation. Merci de vous contenter de ce peu. 🙂

Je prie qu’Allah prenne mon âme au moment où il est le plus satisfait de moi. Ameen.

Ceci est le dernier billet de la série d’articles que j’ai rédigés dans la catégorie À cœur ouvert pour partager avec vous mon année 2020. Il y aura un dernier sur les imprévus positifs qu’il y a eu au cours de l’année. Je ne sais quand mais ça viendra In Shaa Allah. ☺️

It’s all about Money!

Être à ma propre charge au plus tard à l’âge de 21 ans était l’un de mes rêves et il s’est réalisé exactement le mois où j’ai eu ces vingt et une années de vie.

Être à ma propre charge, c’est-à-dire, travailler, avoir un revenu financier constant et être capable de subvenir moi-même à mes besoins. Financer mes études, mes projets, me soigner, me vêtir, combler mes dépenses quotidiennes sans avoir à rien demander à qui que ce soit.

Les aléas de la vie ont fait que, heureusement ce rêve s’est réalisé. Malheureusement, la désillusion est âpre. La vie d’adulte est ardue. Le règlement de mes frais de scolarité qui ont crû de 60% cette année me laisse un goût amère.

Je suis désormais en charge de ma propre vie. J’aime cette éducation qui prône l’autonomie que j’ai reçue. Apprendre à faire les choses par moi-même, réfléchir et trouver les bonnes issues face à une situation financière ou autre, affronter les difficultés, etc. Je ne suis pas une fille à maman et j’en suis fière.

Quand je me donnais cet objectif de terminer l’année avec 1 million de francs CFA, je pensais vivre de mon mandat mensuel et épargner toutes les entrées que produiraient mes petites affaires.

Malheureusement, la personne qui assurait ce mandat s’est retrouvée dans l’incapacité de continuer à le faire un mois avant mon anniversaire. J’ai su que cela changerait tous mes plans et les nuits blanches ne m’ont pas quittée pendant un bon moment.

Quand on est jeune, on a souvent de faciles entrées d’argent et quand on est à la charge de ses parents, il est facile d’en profiter.

Pour moi l’argent est un moyen. Un moyen d’assurer mes dépenses, un moyen de financer mon apprentissage, mes connaissances et mes projets, un moyen de me payer un loyer dans quelque temps, etc. C’est moi qui détermine son usage et son impact.

Alors, le million de francs CFA, l’ai-je atteint ? Non. J’ai par contre atteint le 1/2 de cette somme. Pas en une fois mais en plusieurs coupures entre septembre et décembre 2020. Les sources de revenus sur lesquelles je comptais pour avoir ce million se sont avérées inefficaces. Alhamdoulillah j’ai eu d’autres belles opportunités qui m’ont permise d’en avoir la moitié.

Aujourd’hui il ne me reste que 1/5 de cette somme obtenue et je réalise qu’il y a une différence entre gagner de l’argent et le garder. J’aurai pu atteindre ce million de francs CFA et vous dire qu’il ne me reste que 20.000 f cfa. 😂 J’ai un réel problème de gestion de mes finances à résoudre.

J’expérimente la difficulté qu’est de travailler et étudier en même temps. À tous ces jeunes qui n’ont qu’eux-mêmes pour s’occuper de leur personne, je vous souhaite beaucoup de courage et de patience.

Allah dit dans le Saint Coran, Sourate 94 verset 5-6 : « À côté de la difficulté est, certes, une facilité« . Sachez qu’après la faim, il y a la satiété. Après la larme, il y a le sourire et après l’inquiétude, il y a la tranquillité.

Ne vous découragez pas. ❤️

J’ai formé

Dans ma visual board, il y avait cet objectif de donner des conseils en gestion de page de vente. Je le dis d’entrée de jeu, je n’ai pas atteint cet objectif. Je n’ai d’ailleurs jamais commencé. J’ai intégré une structure il y a 3 mois en tant que Community Manager où on m’a proposée de former en Community Management.

J’appréhendais cette formation car c’était une première pour moi mais j’étais tout de même sure d’y arriver et de donner le meilleur. Et à mon grand étonnement, quand elle fut lancée, j’ai été très à l’aise. J’ai entretenu les apprenants sur la gestion des comptes professionnels sur les réseaux sociaux, l’élaboration d’une stratégie digitale, le marketing de contenu, l’inbound Marketing, le sponsoring sur les réseaux sociaux, etc.

Nous avions cours 3 fois par semaine de 17h à 19h pendant un mois. Il y a eu des jours où très occupée à poursuivre un lièvre en particulier, je me retrouvais à finaliser une leçon 1h avant le début des cours.

Il y a eu des jours où j’étais en forme, d’autres où je l’étais moins. Mes moments de cours étaient très animés. Nous riions très fréquemment et parmi les apprenants il y avait une anglophone grâce à qui j’ai pris conscience des limites de mon anglais et au lieu d’être gênée, je me servais d’un traducteur quand c’était fort sur moi.😂

Le plus gratifiant ? Elle était très assidue et comprenait les leçons. D’ailleurs, tous les apprenants comprenaient. J’ai aimé chacun des cours que j’ai dispensé mais vous savez quoi ? La 3è semaine de cours, je leur ai donné une leçon sur le sms marketing et ils m’ont dit à l’unanimité que depuis qu’ils ont débuté la formation, c’est la meilleure chose qu’ils aient apprise.

J’étais ravie d’entendre cela car moi aussi lorsque je me faisais former j’avais aimé cette partie, j’avais ressenti la même satisfaction.

À chaque notion abordée sur le CM, je me suis moi-même surprise à trouver naturellement des exemples de comptes réels pour mieux illustrer les enseignements que je donnais.

J’ai été étonnée d’être une formatrice « cool ». J’ai pu réaliser que quand il s’agit d’une chose que j’aime, il m’est très facile de transmettre. Ce fut une autre belle expérience en 2020. Mon objectif initial s’est transformé et s’est réalisé autrement Alhamdoulillah. Est-il à renouveler en 2021 ? Je ne pense pas.

Pour ce qui est de mon objectif de formations que je voulais suivre en 2020, il y avait celle de Befoune que j’ai pu faire. Celle de Irawo et des formations en Marketing Digital que je n’ai pas pu faire faute de temps. Si j’avais ajouté ces lièvres là à poursuivre je serais devenue folle à force de courir dans tous les sens.😂

En 2021 je me formerai en anglais. je dois maitriser cette langue au bout des doigts. Il n’y aura pas de place pour les traducteurs. Je les ai laissés en 2020. Cette année aussi je trouverai le moyen de suivre le programme Irawo coute que coute! Il y aura peut-être d’autres formations qui m’intéresseront mais je m’arrête sur ces deux là.😊

Chers lecteurs, je vous convie à vous former. Vos formations vous permettront d’acquérir des compétences et des connaissances pratiques sur un métier spécialisé. Vous pouvez identifier les besoins des entreprises, vous faire former et proposer vos services.

Hijabista_237, la nouvelle Coco Chanel ?

Voici un autre projet qui me tient à cœur. Malgré les multiples tentatives et les nombreux échecs, je ne l’ai jamais abandonné.

J’ai grandi devant les chaînes américaines comme E! et MTV. J’ai admiré les mannequins, les couturiers, les défilé de mode, les boutiques de vêtements. Je me voyais aussi bien créatrice de mode que mannequin.😌

Les émissions sur la mode m’ont toujours captivée. Notamment la Fashion Police avec Joan Rivers, les reines du shopping avec Cristina Cordula, Projet haute couture, Cousu main, etc.

J’étais aussi fascinée par les galas et événements pour le parterre de stars qui défilaient y sur le tapis rouge habillés par Givenchy, Burberry, Gucci, YSL, Versace, Prada, Valentino, Armani, etc. J’avais entre 11 et 14 ans et je me voyais aussi bien dans ces tenues que leur créatrice.

C’est un rêve que j’ai secrètement chéri (ma maman et quelques amies le savaient quand même à l’époque). Je passais mon temps à dessiner des robes de soirée et des chaussures à talons inspirées des créations de Kimora Lee Simmons (marque JUSTFAB). Mais, il est arrivé un moment où je n’ai plus pensé ni à l’un ni à l’autre (pendant environ 2 ans). Mais très vite, ce rêve a refait surface.

Sur Instagram, j’étais abonnée à des comptes de mode. Je voyais des publications de filles au style oriental, moderne et chic. J’ai beaucoup aimé et j’ai voulu porter ce genre de vêtements qui malheureusement, étaient difficiles à trouver ici. Quand je voyais des articles intéressants comme des jupes et des robes, ils étaient généralement soit très court à mon goût, soit le tissu était transparent avec une doublure presque inexistante, ou encore, le tissu était de mauvaise qualité.

Aujourd’hui, Hijabista_237 est le nom que porte ma marque de vêtements. Elle représente d’abord ce rêve qui a fait partie de ma préadolescence, et ensuite, mon désir d’allier décence, confort et modernité dans l’habillement de la femme musulmane principalement. Et, je mets un accent particulier sur la qualité de chacun des tissus que je choisis.

Hijabista a été lancée en février 2018 mais sous un autre nom. Je manquais de fonds, de connaissances, d’expérience, et… J’étais très naïve :

  • Je pensais qu’il suffirait que les filles voient les beaux vêtements pour automatiquement acheter.
  • Je me suis faite beaucoup arnaquer par mes fournisseurs de tissus.
  • J’ai souvent eu des tenues avec des finitions qui laissaient à désirer, des délais de livraison non respectés et j’ai toujours tout pris sur moi pourtant, je pouvais gronder.

Le temps a un peu passé, la naïveté n’est plus. Bon, il reste quelques miettes (😂) et je manque encore de fonds et d’expérience. Mais, Alhamdoulillah je m’améliore tous les jours.

Les choses ne sont plus aussi graves qu’avant. Je n’ai pas atteint l’objectif de création de deux nouvelles tenues mensuellement faute de temps. Entre Septembre et décembre il y avait un bon lièvre à rattraper. 😂😌

J’ai de nouveaux objectifs pour Hijabista cette année. Très gros. Ils me font souvent peur et je me demande si j’y arriverai… En attendant leur réalisation, elle poursuit son bonhomme de chemin vers de meilleures créations.

Le blog…

Lorsque j’ai commencé à voir l’utilité d’Instagram, je suis tombée sur deux personnes en particulier qui ont fait que j’aime encore plus ce réseau social et grâce à elles je découvre encore d’autres pépites. Elles écrivent très bien et j’aime ce qu’elles partagent, le message qu’elles véhiculent à travers leurs écrits.

Il s’agit de Befoune et Tchonté. Brillantes et pertinentes dans ce qu’elles disent. J’ai eu à partager sur IG comment j’ai connu leurs comptes.

Dès les premiers articles que j’ai lu de Befoune, j’ai été séduite. J’avais l’impression qu’elle disait tout haut ce que je pensais tout bas, et même des choses que je n’osais pas accepter que je pensais. Tchonté partage son quotidien, ses expériences, ses activités, ses lectures et elle écrit des fictions. Je ne sais pourquoi, je me suis vue en elle. J’avais l’impression de me voir dans 3 ou 5 ans.

C’est en les lisant que je me suis demandée : « bah pourquoi ne pas aussi créer un blog ? » J’avais en tête de partager principalement mes lectures, les expériences et le parcours des personnes qui voudraient partager les leurs avec les potentiels lecteurs.

De nombreux doutes m’habitaient. Il y a eu une première version de ce blog faite au mois de janvier 2020 mais jamais publiée. C’est durant le confinement que je me suis dit, au lieu de me tourner les pouces, pourquoi ne pas écrire ?

Comme par hasard, quelques jours après, Befoune parle d’un atelier d’écriture qu’elle animera accompagnée de Tchonté. Malheureusement, Je suis arrivée trop tard toutes les places étaient déjà prises. J’ai pensé que c’était un signe. Lancer ce blog serait inutile. « Je ne connais rien en écriture, ça ne vaut pas la peine de le faire. »

J’ai par la suite pensé quelques jours après : « Au contraire, même sans connaissance, je sortirai ce blog de son trou, je publierai, et au prochain atelier de Befoune, je m’inscrirai. »

C’est ainsi que j’ai lancé mon blog et j’ai commencé à publier les premiers articles jusqu’à ce que Befoune annonce l’ouverture des inscriptions à la deuxième session. Je ne m’y attendais pas. Je pensais qu’elle le ferait au mois de septembre ce qui me donnait plus de temps pour amasser de quoi payer la formation mais elle l’a fait 2 mois plus tôt et j’ai dû puiser dans mon épargne (oui j’ai fait ça 😭). Grâce à l’aide de mon complice aussi, j’ai pu rassembler la somme qu’il fallait pour cet atelier.

Comment ça s’est passé ? Très bien! Ces deux femmes sont des formatrices particulières. Cet atelier n’est pas comme tous les autres où le formateur a déjà préparé tous les cours puis vous les dispense. L’atelier de Befoune est atypique comme elle-même. Elle écoute chacun de nous, essaye de résoudre les problèmes de rédaction des uns et des autres individuellement (oui, nous n’avons pas tous les mêmes difficultés en matière d’écriture), elle lit chacun de nos textes et décèle ce qu’il y a à améliorer. Les remarques et les solutions sont personnalisées.

J’oubliais… Elle est dure. Très. Elle gronde. Beaucoup. Elle s’est souvent fâchée parce que nous ne nous améliorions pas. Jai aussi eu l’impression de perdre mon argent (l’argent avant le temps 😂) une semaine où elle nous a dit d’aller bien réfléchir à ce qu’on voulait pour nos blogs parce que notre travail était « merdique ».

Au final, cette réflexion s’est avérée très utile. Aujourd’hui je ne regrette absolument rien car je sais mieux ce que je veux partager sur cette plateforme. Je fais encore des erreurs, je dois travailler ma stylistique mais je publierai quand même.😂😂😂 Tata Befoune dit qu’on n’améliore pas l’inexistant. 😌

Grâce à elle, quand j’écris je réfléchis plusieurs fois et je me pose les questions « essentielles » avant de publier un article. J’ai des articles dans mon brouillon qui ne seront jamais publiés tant que les réponses aux questions que je poserai à chacun de ces textes ne seront pas positives.

Mon objectif à la fin de l’atelier était de rédiger 2 articles par mois. Je n’y suis pas parvenue et pour 2021, je n’espère pas y arriver parce que je sais désormais combien il est plus important de publier de la qualité au lieu de le faire en quantité.

Donc, s’il m’arrive d’avoir 10 articles pertinents par mois, vous les lirez. Si, durant 3 mois je n’ai rien d’utile à dire, à écrire, je m’abstiendrai de publier mais j’écrirai tout de même et ça restera entre mon brouillon et moi.

Personne n’est jamais devenu pauvre en donnant…

Petite, je n’ai manqué de rien. Alhamdoulillah j’ai toujours eu ce que je voulais, et j’ai toujours vu mes parents donner à tout le monde. J’ai encore le souvenir de ma maman qui faisait à manger en très grande quantité et la maison restait grande ouverte à toute personne désirant se sustenter. Mon papa a toujours acheté d’énormes quantités de denrées alimentaires qu’on distribuait à ceux qui étaient dans le besoin. Même après sa mort, j’ai toujours vu ma maman venir en aide aux autres.

Alhamdoulillah je suis née de parents généreux et je ne pouvais pas échapper à ces gènes. À 11 ou 12 ans j’avais en tête que plus grande, j’aurai de grands orphelinats et centres d’accueil dans toutes les régions du Cameroun. J’accueillerai les enfants orphelins et ceux abandonnés, je prendrai soin d’eux, les nourrirai et payerai pour leur éducation. Je me disais qu’à 25 ans, je travaillerai et j’aurai beaucoup d’argent pour réaliser ce rêve.


J’ai toujours été extrêmement sensible à la détresse et à la misère humaine. La vue d’un enfant qui semble triste, affamé m’insupporte même quand c’est à travers un écran. Par exemple, je n’ai jamais pu terminer le film Capharnaüm de Nadine Labaki. Un film bouleversant qui met en scène une société où règne une misère sordide, des conditions de vie effrayantes et inqualifiables où dès le bas âge, les enfants sont livrés à eux-mêmes. J’ai pleuré devant des films, celui-ci est le seul pendant lequel je n’ai pas pu sécher mes larmes tellement les scènes étaient poignantes, j’ai fini par éteindre le téléviseur et je suis allée me coucher. Jusqu’à ce jour, je n’en souhaite pas connaitre le dénouement. C’est trop pour moi.

J’ai connu des moments difficiles. Je sais ce que c’est que de ne pas pouvoir s’offrir les choses les plus fondamentales. Ce n’est pas encore le bout du tunnel, mais je sais qu’il y a toujours des personnes qui vivent des conditions bien pires que la mienne.

Je n’ai plus 11 ans et ce rêve n’a jamais changé. Je ne sais ce qui m’a pris en Avril 2018, à 18 ans, sans un sou en poche, la période même où les choses étaient très difficiles pour moi, j’ai pensé à créer une association caritative. Je remercie Dieu de ne pas être une personne qui se plaint. Je suis tellement positive et optimiste que je vois mon vécu comme un passage normal et que quelque chose de mieux m’attend devant. Cela me permet de garder en tête qu’il y a ceux qui ont beaucoup moins que moi et je dois m’activer pour faire quelque chose pour eux. Mon désir le plus profond ? Venir en aide aux nécessiteux du monde. C’est peut-être impossible mais je m’engage à faire de mon mieux tous les jours.

Lorsque j’ai parlé de l’association à ma maman, elle était heureuse de l’entendre et m’a demandé : « tu vas prendre l’argent où pour faire fonctionner ton association ? » Je n’avais pas de réponse à cette question mais j’étais persuadée que même sans aucun fond, j’y arriverai. J’étais très déterminée. Je le suis toujours. J’en ai parlé à plusieurs personnes dans mon entourage, toutes étaient enthousiastes et j’ai bénéficié de précieux conseils pour me lancer.

N’ayant rien en poche, on a commencé avec la collecte de vêtements. Tous mes proches ont mis la main à la pate et ont invité leurs amis à se joindre à nous. Dès les premiers mois d’existence, il y avait déjà Charity Garden Douala, Yaoundé et Garoua. À Yaoundé particulièrement je ne connaissais aucun des bénévoles. Ce sont des personnes qui partagent la même vision que moi et se sentent concernées. En 2018 et 2019 nous avons collecté plus de 2500 vêtements à Douala, Yaoundé et Garoua que nous avons redistribué dans des orphelinats et centres d’accueils de ces mêmes villes. Il y en a aussi eu à Maroua et Ngaoundéré mais nous n’avons jamais pu les récupérer.

Cette année 2020, je voulais faire plus. Au lieu de leur apporter des vêtements et chaussures, pourquoi ne pas leur apprendre comment en coudre, en fabriquer? Au lieu de leur apporter des sacs de farine et de sucre, pourquoi ne pas leur apprendre à faire des beignets, des crêpes, des gâteaux, des jus à commercialiser dans leur enceinte ? Au lieu de leur dire tout simplement d’aller à l’école, de travailler dur, de croire en leurs rêves, pourquoi ne pas inviter des personnes qui partageront avec eux leur parcours, qui essaieraient de les guider, sur le chemin de leurs rêves ?

C’est ainsi que j’ai pensé à des ateliers pédagogiques. Un atelier pâtisserie, un atelier lecture & écriture, un atelier dessin & peinture, un atelier métier et un atelier Cinéma. En 2019 à Garoua nous avons eu un atelier pâtisserie qui fut un réel succès et c’est ce qui m’a inspirée pour tous les autres. En 2020 nous n’avons pu faire que 3/5 ateliers.

Les objectifs 2020 de Charity Garden ont été partiellement atteints (Trop de lièvres à poursuivre vous savez 😂). Mais je suis très heureuse de l’atelier métier qui a eu lieu et il était ultra réussi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il se déroule ainsi. Ce fût honnêtement ma MEILLEURE EXPÉRIENCE de 2020. Mon plus beau cadeau.

Pour 2021 ? Ça fait déjà 2 ans que je commence la procédure de légalisation et m’arrête en cours de chemin. Et avec les objectifs que j’ai pour Charity Garden cette année, si nous restons dans l’illégalité nous ne pourrons les attendre. Vous voulez savoir de quoi il s’agit ? Suivez-nous sur nos pages sur les réseaux sociaux Instagram et Facebook. J’y partagerai chacun de nos pas.

*citation : Anne Frank