Mon année 2020 à cœur ouvert…

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📸: @LienaYonta

Je suis une grande rêveuse. C’est depuis le bas âge que je rêve, et je rêve grand. Qu’avais-je d’autre à faire que de rêver ? De surcroit, c’était gratuit (ça l’est toujours d’ailleurs).

J’ai des rêves qui font vibrer mon âme, j’ai des rêves qui me surprennent, qui m’émerveillent, qui me rendent plus Forte et plus Grande. J’ai des rêves qui m’habitent d’une foi inébranlable en Dieu et en moi. Polyvalente, j’aime penser et faire plusieurs choses à la fois.  Il y a bientôt 3 ans, Alhamdoulillah je me suis lancée dans la réalisation de chacun d’eux.

J’aime tenter de nouvelles expériences, j’aime tout ce qui est nouveau, fait de péripéties, j’ai une sainte horreur de la routine et de la monotonie, et cela me pousse à m’engager dans plusieurs activités simultanément. Ceci peut être négatif quand on a des objectifs personnels, des exigences naturelles car, il devient difficile à un moment de trouver un bon deal entre ce qu’on veut faire et ce qu’on doit faire.

Fort heureusement, les bonnes personnes sont entrées dans ma vie, chacune au bon moment et ont contribué (directement et indirectement) à clarifier certaines zones d’ombres.

J’écris pour partager avec vous une petite partie de qui je suis, de ce que je fais, de ce qui m’occupe souvent, ce que j’apprends çà et là. Pourquoi ? Parce que c’est en lisant d’autres que j’ai gagné en enseignements enrichissants, c’est grâce à leurs expériences positives comme négatives que j’arrive peu à peu à déterminer ce que je veux ou pas. Je ne suis pas encore à leur niveau, leur vécu ne pourrait être le mien, mais ils m’inspirent chacun à sa façon et tous les jours, je grandis grâce à eux. Je pense que partager mon petit parcours ce qui me traverse souvent l’esprit, mes petits pas hésitants que je fais, pourrait aider quelqu’un, quelque part, un de ces jours.

Pour entrer dans le vif du sujet, comme je le disais au début, j’aime penser et faire plusieurs choses à la fois. Mes activités sont ce que j’appelle mes objectifs personnels, quant aux exigences naturelles, il s’agit des études. Dès le niveau 2, je leur accordais déjà très peu d’importance.

 Au niveau 3 particulièrement (l’année académique 2019-2020), je dois dire que j’étais perdue. Je ne savais plus où donner de la tête entre mes cours et toutes les activités qui me passionnaient. Mon complice m’a plusieurs fois dit « En courant derrière plusieurs lièvres à la fois, tu prends le risque de n’en attraper aucun ». Vérité ?

Durant le confinement, au mois d’Avril 2020, Fatime Asta et Fadimatou Bakary toutes deux coach en développement personnel, et mes grandes sœurs slayeuses 😌 ont lancé un Atelier de coaching spécial Confiance en soi, estime de soi et m’ont invitée à y participer.

Au début de l’atelier, j’ai réalisé que coté confiance et connaissance de soi, Alhamdoulillah je n’avais pas à me plaindre. Néanmoins, les exercices sur la découverte de soi m’ont beaucoup aidée à mieux définir la vision future de ma personne, de ce que je souhaite réaliser personnellement, professionnellement, pour ma communauté et sur le plan familial. Cela me permet aujourd’hui d’allier chacun de mes actes à un plus grand objectif futur, de me projeter et de mieux définir ce que je considère être ma mission et ainsi arriver à ces grands rêves que j’ai.

Par contre, il y a un exercice que je n’arrivais pas à faire et j’en ai parlé à Fatime. Je devais rédiger des invocations en accord avec mes désirs. La liste de mes souhaits était kilométrique 😅😂  mais je n’arrivais à formuler aucune invocation (Dou’a). Deux ou trois jours après, Fatime m’a dit : « si tu n’y arrives pas, cela doit être lié à ta relation avec Allah ».

 Je n’avais pas besoin de plus d’explications. J’avais compris. On en a néanmoins longuement discuté et à la fin, je savais ce qu’il y avait à améliorer.

Le plus de cet atelier, ce qui le rendait très intéressant et important pour les musulmanes en particulier est que les coachs mettent un accent particulier sur la relation avec Dieu.

Échanger avec elles m’a ouvert les yeux. Je n’étais plus connectée à Allah. Au fond j’en étais consciente et je refoulais cette idée mais c’était oublier qu’absolument rien n’est possible sans Sa permission.

Il y a eu un exercice très intéressant à faire. Il m’a fallu monter une Vision Board ou encore Dream Board. En français, tableau de visualisation ou tableau de rêves, qui est un collage d’images et/ou d’affirmations de ses rêves et de ses désirs. Il a pour but de matérialiser ses objectifs, ses envies, ses rêves, afin de les garder en tête et de rappeler à son esprit d’aller dans cette direction.

Une fois ma Vision Board avec chaque image représentant chacun de mes objectifs prête, je me suis lancée avec encore plus de concentration sur ces objectifs à atteindre. Je l’ai mise en fond d’écran de mon téléphone de sorte à me rappeler ces objectifs chaque fois que je toucherai à mon portable, et en photo de profil WhatsApp durant des mois.

Alors voici à quoi ressemble ma Vision Board…

 Mes objectifs étaient au nombre de 12 pour une durée de 7 mois. De juin à décembre 2020.

📚 Les manuels en haut à gauche représentent les études et mon objectif d’avoir la licence.

💻 Le PC encerclé représente mon blog et mon objectif de créer du contenu pertinent et de façon régulière (2 fois par mois).

📈🌐 L’image qui suit représente mon objectif de donner des conseils/formations (payantes) sur la gestion des pages de vente en ligne.

🎲🕊️ Sur la deuxième ligne, l’image des enfants représente Charity Garden, mon association caritative et j’avais pour objectif de réaliser toutes les différentes activités pensées pour 2020.

🧕👗Sur la même ligne, l’image de la robe représente Hijabista 237, marque de vêtements dont je suis la promotrice. L’objectif ici était de la rendre plus active, travailler sur sa visibilité, être plus présente et créer 2 nouveaux modèles par mois.

👩‍💻 Sur la troisième ligne, le moniteur représente les formations en ligne que je souhaitais faire.

✍️ La main qui tient un stylo représente mon objectif de débuter la rédaction d’un livre.

💰Sur la dernière ligne, la bourse fait référence à mon objectif de terminer l’année 2020 avec 1 million de franc CFA.

📒 Le carnet sur la dernière ligne fait référence à un projet de conception de planners personnalisés que j’ai avec 2 grandes sœurs. On avait pour objectif leur conception et commercialisation pour l’année 2021.

📚 Le bloc de livres en bas à droite, représente mon objectif de lire 24 livres au cours de l’année 2020.

📿 Et enfin, pour les deux dernières images au centre il s’agit d’un chapelet et d’un Coran. Mon objectif était de lire davantage le Qur’an, être ponctuelle dans mes prières, apprendre davantage la science islamique, et prendre l’habitude de jeuner.

Voilà exposés mes 12 objectifs. Dans mes prochains textes, je vous amènerai dans chacun d’eux. Je vous raconterai comment tout a commencé, les difficultés que je rencontre, les facilités qui ont aussi fait mon bonheur, et au final, vous saurez si j’ai atteint ces objectifs ou pas. Et si cela peut vous aider à vous lancer dans des choses que vous souhaitiez faire il y a longtemps, j’en serai fière. ☺️

À très bientôt pour l’aventure…

21 ans, majeure, la vraie vie commence ?

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Je vis désormais ma vingt-et-unième année. Ce 07 août 2020, jour où j’ai eu 21 ans, j’ai reçu des messages qui disaient « Enfin tu es majeure », « Bienvenue dans le monde des grands », « La vraie vie commence ». C’est sûr, j’ai traversé la majorité pénale, civile et électorale. Devant la loi, je suis tenue de droits et de devoirs. Nul doute sur ce point, je suis majeure.

Quant à « Bienvenue dans le monde des grands » qu’est-ce que cela signifie ? ce n’est qu’à partir de 21 ans qu’on est grand ? je ne me suis pas sentie concernée par ce souhait. Certes, je ne suis pas encore assez mature, ni assez sage, mais j’ai traversé et je traverse encore des expériences qui m’ont plongée et me font patauger depuis fort longtemps dans ce bain qu’est le « monde des grands ».

Être grand est-ce vivre seul ? est-ce avoir un boulot ?  Est-ce payer un loyer ? est-ce payer des factures ? est-ce se soucier de son avenir ? est-ce poser des actes en visant de bons résultats sur le long terme ?

Laissez-moi vous dire que je connais des personnes (hommes et femmes) qui vivent encore chez leurs parents, n’ont aucune occupation, ne payent aucune facture, ne pensent point à leur avenir et qui pourtant ont plus de 30 ans. Est-ce que cela fait d’eux des enfants ? Bien évidemment non, ils sont grands. Pourquoi est-ce que je ne le serais pas aussi à 19 ou 20 ans ?

Être grand pour moi c’est être libre. Libre sur le plan familial donc ne plus dépendre des décisions des parents ou de X ou Y membre de la famille. Libre dans ses choix, libre dans ses actes et jongler avec leurs conséquences.

Depuis deux ou trois ans déjà, ma mère ne s’immisce plus dans mes choix. Je lui parle de ce que je désire, de mes entreprises, elle essaye de comprendre même si ce n’est pas en adéquation avec avec sa vision du monde, elle ne s’y oppose pas et me fait entièrement confiance. Bien au-delà de cela, mes choix ne dépendent pas d’elle. Je suis libre dans mes décisions donc, je suis grande.

Depuis 2018, mon anniversaire ne m’excite plus. C’était une année difficile pour moi mentalement et depuis le 07 août de cette année-là, je n’attends rien de personne. Le jour de leur anniversaire, les gens sont heureux, joyeux de vivre une année de plus, de recevoir des messages, des cadeaux, contents de passer cette journée avec leurs proches.

De mon côté, tous les 7 août, j’aime me retrouver avec moi-même et faire le point sur mes rêves et ambitions. Mon attention est portée sur mes objectifs et mes avancées dans leur réalisation. J’évalue mes aboutissements, mes compétences et mes manquements.

Entre mes 20 à mes 21 ans, de nombreuses choses ont évolué. J’ai davantage confiance en moi, j’ai davantage confiance en ce que je dis, en ce que je fais et je sais dire non quand quelque chose ou quelqu’un n’est pas en adéquation avec mes valeurs. Des personnes merveilleuses m’ont donné cette confiance et je les en remercie.

Je veux entreprendre des choses. J’entreprends des choses, je veux faire plus. Je me lance dans des activités que je n’aurais jamais pu faire avant, je vois mes idées se transformer en actions et évoluer en même temps que moi.

 Je me suis lancée dans les actions caritatives en 2018 et j’essaye tant bien que mal de contribuer à l’épanouissement des enfants moins privilégiés. Aujourd’hui je me bats pour donner naissance, faire vivre et grandir ma marque de vêtements. Je me noie aussi dans les mots à travers l’écriture sur ce blog. Je saisis les offres de formation qui me permettent de me rapprocher de mes objectifs et j’acquiers ainsi des compétences qui me sont pour la plupart déjà utiles. Je travaille sur d’autres projets qui verront le jour d’ici peu et académiquement, Alhamdoulillah (Louange à Dieu) je ne me plains pas.

J’ai commencé tout cela bien avant d’avoir eu 21 ans. Donc ma « vraie vie » n’avait pas commencé ? depuis tout ce temps  »j’étais dans amusements » ?

Je fais des activités que j’aime, je suis majeure, être grande c’est être libre donc, je suis grande. Ma vraie vie a débuté dès le 07 août 1999 à 7 heures 35 minutes et tout ce que je me souhaite pour l’année à venir, c’est de continuer sur la même lancée et de faire mieux. De faire de mon mieux.

Bref, j’ai 21 ans, ma vraie vie n’a pas commencé, elle continue…

credit photo: le cliché 237

Les imprévus font partie de la vie.

J’ai partagé avec vous une petite partie de mon année 2020 dans une série de billets. On dit communément l’homme propose, Dieu dispose. Je me permets de dire que c’est la vérité que nous avons déjà tous eu à expérimenter.

J’ai fait plusieurs prévisions en accord avec mes objectifs à venir. Certaines d’entre elles se sont réalisées, d’autres non. Et il y a des évènements qui se sont invités tout seuls comme club de lecture et la formation que j’ai dispensée. Il y a aussi eu :

1- Mon premier « vrai » boulot en tant que Community Manager. Je l’ai commencé au mois d’octobre grâce à une amie qui était dans la structure et qui m’a fait vent du besoin d’un CM. J’étais dans le besoin en cette période et c’était une opportunité qui s’offrait à moi. J’ai tout donné durant l’entretien (je partagerai les détails un de ces jours In Shaa Allah😂) et j’ai été retenue.

2- J’ai participé à un concours de lecture au mois d’août. Concours que je n’ai d’ailleurs pas gagné. Par contre, en octobre l’initiatrice du concours m’a contacté et m’a dit que mon profil l’intéressait et qu’elle avait des projets qu’elle voulait lancer au Cameroun et avait besoin de personnes comme moi. Elle vit au Canada et c’est une femme très sérieuse dans ce qu’elle fait. Grâce à cette opportunité j’ai fait la rencontre de jeunes d’Afrique de l’ouest avec de magnifiques talents✨.

3- Sur LinkedIn (réseau social professionnel), j’ai commencé à faire en vidéo des revues des livres professionnels que je lis. J’y ai publié 2 vidéos mais je n’ai pas continué et depuis le mois de décembre, je n’ai pas ouvert mon LinkedIn.
Il y a quelques jours, la bibliothèque en ligne Camer Bookstore a fait de moi sa Brand Ambassador. En réalité, j’ignore l’ampleur de ce rôle, mais ce que je sais c’est que j’aurai des livres gratuitement et je ferai de nombreuses vidéos sur mes lectures. 🤗🥰💃
Donc In Shaa Allah, je recommencerai avec les vidéos sur LinkedIn en mars et je les partagerai aussi sur Facebook et Instagram. ☺️

4- Je me suis mise au Sport! Je mérite des acclamations s’il vous plaît.😌
Mes camarades du lycée savent que je suis anti-sport.😂 Je suis celle qui avait toujours des excuses pour fuir les séances d’EPS.
En mars 2020 j’ai commencé à faire du saut à la corde tous les matins. Ça a duré 3 matins exactement et j’ai abandonné.🤣
Le boulot que j’ai eu en octobre m’a permis de faire la rencontre d’une collègue hyper sportive. L’histoire est longue mais c’est elle qui m’a motivée à ne pas abandonner une fois que j’ai commencé les séances de fitness. Elle m’a bien encouragée et depuis j’aime le sport. J’ai arrêté en janvier 2021 mais cela fait une semaine que j’ai repris et je ne compte plus m’en séparer🤞❤️

En 2020, il n’y a pas eu que du bonheur…

Quelqu’un que j’aime de tout mon cœur a été très malade. Il a fait 6 mois de maladie. On lui a fait subir plusieurs batteries d’examens médicaux, on a évoqué le Corona virus, on lui a administré le traitement contre mais rien n’a changé.
Les 3 premiers mois étaient durs. Chaque médecin donnait son diagnostic et prescrivait ses médicaments et rien ne changeait. Son état empirait.
Toutes les nuits je me suis couchée avec les larmes aux yeux en me disant «Accroche toi s’il te plaît. Ne me fais pas ça.»
Tous les jours il s’affaiblissait jusqu’à ce qu’on trouve la maladie exacte. C’était un soulagement après 3 mois de tâtonnements mais le traitement était une autre grande guerre à remporter.
J’ignorais qu’il y avait des médicaments qui, pour nous traiter, nous rendent encore plus malades. J’ai lu sa souffrance à travers ses messages…
Sa maladie m’a fait réaliser combien la santé est précieuse. Et combien il est précieux dans ma vie.

De nombreuses personnes ont vécu de grands malheurs en 2020, chez certaines ils s’enchaînaient les uns après les autres comme une malédiction…

Personnellement je ne m’en prends pas à l’année. Elle n’est qu’un chiffre. Ce qui doit arriver arrivera. C’est Dieu qui décide de tout. C’est le Maktoub (c’était écrit) et 2021 ne changera rien à ce qui doit ou ne pas arriver. Vivons nos douleurs et accrochons nous à ces petits succès qui nous font plaisir.

Nous entamerons dans quelques heures le troisième mois de 2021 et je n’ai toujours rien écrit de ce que je veux faire cette année. Je n’ai fait aucune prévision. Pas de vision board. Même pas dans ma tête.
Tout ce que je souhaite, c’est bien faire, améliorer ce qui est déjà mis en place. Notamment, mes études, le club de lecture, mon boulot de CM, Hijabista_237 , Charity Garden , les vidéos sur LinkedIn, et ma spiritualité.

Je ne me lancerai donc pas dans une nouvelle aventure. Sauf si elle est hyper intéressante, contribue à mon évolution et n’empiète pas sur mes autres activités.

Je partage avec vous tout ceci parce que j’aime ce que je fais et vous pouvez aussi faire des activités que vous aimerez.
Je ne fais absolument rien d’exceptionnel. Je ne me mets juste aucune limite.

N’ayons pas peur d’oser et lançons nous, sautons le pas et réalisons tout ce qui nous passe par la tête. Nous pouvons tous mettre sur pied ces petites idées qui nous taraudent l’esprit depuis quelque temps. Le monde n’attend que nous… 💕

Tu choisis mal ta femme, tu rates ta vie.

Même pour les photos, je ne sais pas me taire. 😌

Il semble que je dois être une «bonne femme» pour avoir la chance d’être « choisie » pour épouse par un homme.

Il semble que de moi dépendront ses humeurs et agissements.

Il semble que je dois savoir me taire.

Il semble que je dois être croyante et pratiquante.

Il semble que je serai responsable de sa réussite ou de son échec.

Je dois donc apprendre à être une femme patiente, compréhensive, respectueuse, soumise, gentille, dévouée, qui pardonne, qui ne dit jamais non.

Je dois être un cordon bleu, un lave vaisselle, une machine à laver, un aspirateur, une jardinière, et… je dois être intelligente (mais pas trop). Je dois l’être assez pour le conseiller mais moins lorsqu’il s’agira de faire les choses pour moi-même.

Il semble que je n’intéresserai aucun homme qui a le même niveau d’étude que moi ou moins. Mon intelligence devra s’arrêter là où celle de mon potentiel époux commencera.

Il semble que je dois être une fille propre, qui s’habille bien (mais pas « vulgairement »), toujours aux petits soins, à l’apparence physique parfaite, mais ne pas demander un sou pour tous ces soins « superficiels ».

Si je ne remplis pas ces conditions (la grande majorité), je ne serai pas une fille à choisir pour le mariage. Je ferai rater sa vie à cet homme qui m’aura fait la grande faveur de connaître le mariage. Ou tout homme qui choisit une femme qui ne remplit pas ces critères, est aveugle.

Choisir. Ce verbe me dérange. Les hommes choisissent les femmes qu’ils veulent, ces femmes, ont-elles choisi ces hommes ?

Mon amie Gwladys m’a fait cette remarque : Les contenus qui sensibilisent les hommes sur le choix de leur conjointe pullulent sur tous les canaux de communication. Mais nous n’en voyons pas qui concernent les femmes quant au choix de leur futur époux.

Il semble que c’est à l’homme de faire le choix. La femme, elle, doit s’estimer heureuse qu’un homme la veuille pour épouse. Cela signifierait qu’il a fait un choix réfléchi entre toutes les possibilités qu’il avait. Elle est la gagnante.

S’il advient que l’union ne marche pas, on demandera « Qu’a-t-elle fait? ». S’il advient que l’homme perde son boulot, ou ait un quelconque problème qui lui cause un échec, ce sera de la faute de la femme qui n’aura pas su le conseiller, le guider, prier pour lui. Ou… Qui aura été trop matérialise parce qu’on dit qu’elle a le pouvoir de rendre un milliardaire millionaire. Le doigt accusateur est d’abord pointé sur la femme. La présumée coupable de tout disfonctionnement matrimonial.

Je suis tombée sur des textes dont les titres ressemblaient tous à : «Comment trouver la femme idéale ?», «Comment trouver une femme sérieuse ?», etc.

L’homme, quel est son rôle dans le couple ? Comment est-ce que moi, je devrais m’y prendre pour avoir l’homme idéal ? Celui qui ne me fera pas rater ma vie.

Il semble que quant à la femme, son homme idéal est celui qui possède des biens matériels. Elle doit s’estimer heureuse d’avoir un homme qui lui offre un toit, la nourrit, l’habille, la soigne, qui a un boulot respectable, une voiture, qui possède assez d’argent pour les extras, etc. Elle aura gagné le Jackpot ! Son homme parfait! Celui qui lui aura fait réussir sa vie!

J’en ris! Je ne vois pas comment accepter un homme sur la base matérielle. Des choses banales que je peux moi-même m’offrir.

Mon amie Liena, me disait hier qu’une dame envisage d’ouvrir une école ménagère avec pour mission de former les jeunes filles à être de bonnes épouses… C’est bien pour celles qui veulent l’être.

Moi, ça ne me concerne pas et ça ne va jamais me concerner comme on dit chez nous. Je ne suis pas patiente. Je ne suis pas soumise. Je suis respectueuse si et seulement si je suis respectée. Je ne sais pas me taire. La réussite, l’échec d’autrui ne me regardent pas, que chacun fasse ce qu’il a à faire. Je ne pardonne pas les bêtises. Et bien d’autres… Voyez vous ? Je ne suis pas une bonne femme.

Les mariages où la femme se dévoue corps et âme dans ses tâches de femme, et le rôle de l’homme c’est d’apporter à manger, payer les factures, gronder, donner des ordres, dicter, décider, etc. ne me concernent pas. 🙌 C’est quoi cette opinion publique selon laquelle les qualités d’un homme s’arrêtent à sa capacité à prendre soin de sa famille ?

Quand j’aurai besoin d’un homme, Dieu m’enverra quelqu’un qui partagera les mêmes idées que moi et sera à la hauteur de mes aspirations.

Celui qui voudra se tenir à mes côtés devra se demander ce qu’il a à apporter dans ma vie. Quelle sera la plus value de notre union pour moi, pour les enfants que nous aurons ? En attendant…

Excusez-moi, je ne suis pas épousable.

Je ne comptais pas écrire sur ce sujet. Dernièrement, j’ai été très exposée à des contenus qui m’ont irritée. J’ai eu envie d’écrire et ceci n’est pas mon dernier texte sur le sujet. Il y en aura encore In Shaa Allah.

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Rabb al-alamine

À quoi m’est utile d’avoir mille et un rêves, de me battre pour eux, si Allah swt n’est pas satisfait de moi ?

Il est bien que je me projette dans le futur, que je pense et prépare mon avenir mais c’est encore mieux de penser à l’après mort. Ce moment où il me faudra rendre des comptes à Dieu sur ce que j’ai fait du temps qu’Il m’a accordée sur cette terre. Ce moment où il n’y aura que mes actes pour témoigner de la personne que j’ai été de mon vivant.

Je garde en tête que les biens d’ici-bas sont éphémères. Je peux à tout instant passer de vie à trépas. Pendant que je m’attelle à me construire sur terre, il m’est primordial de préparer la vie après la mort. La préparer en honorant les 5 piliers de l’Islam de la meilleure des façons et bien plus.

L’Islam est une religion dont la science est très étendue. Améliorer ma science religieuse, m’élever spirituellement et pratiquer convenablement les préceptes islamiques est mon objectif. Je ne le veux pas seulement pour moi mais aussi pour pouvoir transmettre une bonne éducation islamique de base à mes enfants. Répondre au mieux à leurs « Pourquoi ? » Ne pas simplement leur dire « Parce que c’est comme ça. Il faut appliquer ».

Je n’ai pas atteint tous les objectifs que je me suis fixée sur ce plan. Je sais ce qui m’a manqué et ce qu’il y a à améliorer avec beaucoup de patience et un peu de rigueur.

Rédiger ce petit billet m’a pris du temps et pourtant il contient très peu de mots. J’ai beaucoup écrit et autant supprimé. J’ai longtemps cherché comment rédiger sans être dans l’ostentation. Merci de vous contenter de ce peu. 🙂

Je prie qu’Allah prenne mon âme au moment où il est le plus satisfait de moi. Ameen.

Ceci est le dernier billet de la série d’articles que j’ai rédigés dans la catégorie À cœur ouvert pour partager avec vous mon année 2020. Il y aura un dernier sur les imprévus positifs qu’il y a eu au cours de l’année. Je ne sais quand mais ça viendra In Shaa Allah. ☺️

It’s all about Money!

Être à ma propre charge au plus tard à l’âge de 21 ans était l’un de mes rêves et il s’est réalisé exactement le mois où j’ai eu ces vingt et une années de vie.

Être à ma propre charge, c’est-à-dire, travailler, avoir un revenu financier constant et être capable de subvenir moi-même à mes besoins. Financer mes études, mes projets, me soigner, me vêtir, combler mes dépenses quotidiennes sans avoir à rien demander à qui que ce soit.

Les aléas de la vie ont fait que, heureusement ce rêve s’est réalisé. Malheureusement, la désillusion est âpre. La vie d’adulte est ardue. Le règlement de mes frais de scolarité qui ont crû de 60% cette année me laisse un goût amère.

Je suis désormais en charge de ma propre vie. J’aime cette éducation qui prône l’autonomie que j’ai reçue. Apprendre à faire les choses par moi-même, réfléchir et trouver les bonnes issues face à une situation financière ou autre, affronter les difficultés, etc. Je ne suis pas une fille à maman et j’en suis fière.

Quand je me donnais cet objectif de terminer l’année avec 1 million de francs CFA, je pensais vivre de mon mandat mensuel et épargner toutes les entrées que produiraient mes petites affaires.

Malheureusement, la personne qui assurait ce mandat s’est retrouvée dans l’incapacité de continuer à le faire un mois avant mon anniversaire. J’ai su que cela changerait tous mes plans et les nuits blanches ne m’ont pas quittée pendant un bon moment.

Quand on est jeune, on a souvent de faciles entrées d’argent et quand on est à la charge de ses parents, il est facile d’en profiter.

Pour moi l’argent est un moyen. Un moyen d’assurer mes dépenses, un moyen de financer mon apprentissage, mes connaissances et mes projets, un moyen de me payer un loyer dans quelque temps, etc. C’est moi qui détermine son usage et son impact.

Alors, le million de francs CFA, l’ai-je atteint ? Non. J’ai par contre atteint le 1/2 de cette somme. Pas en une fois mais en plusieurs coupures entre septembre et décembre 2020. Les sources de revenus sur lesquelles je comptais pour avoir ce million se sont avérées inefficaces. Alhamdoulillah j’ai eu d’autres belles opportunités qui m’ont permise d’en avoir la moitié.

Aujourd’hui il ne me reste que 1/5 de cette somme obtenue et je réalise qu’il y a une différence entre gagner de l’argent et le garder. J’aurai pu atteindre ce million de francs CFA et vous dire qu’il ne me reste que 20.000 f cfa. 😂 J’ai un réel problème de gestion de mes finances à résoudre.

J’expérimente la difficulté qu’est de travailler et étudier en même temps. À tous ces jeunes qui n’ont qu’eux-mêmes pour s’occuper de leur personne, je vous souhaite beaucoup de courage et de patience.

Allah dit dans le Saint Coran, Sourate 94 verset 5-6 : « À côté de la difficulté est, certes, une facilité« . Sachez qu’après la faim, il y a la satiété. Après la larme, il y a le sourire et après l’inquiétude, il y a la tranquillité.

Ne vous découragez pas. ❤️

J’ai formé

Dans ma visual board, il y avait cet objectif de donner des conseils en gestion de page de vente. Je le dis d’entrée de jeu, je n’ai pas atteint cet objectif. Je n’ai d’ailleurs jamais commencé. J’ai intégré une structure il y a 3 mois en tant que Community Manager où on m’a proposée de former en Community Management.

J’appréhendais cette formation car c’était une première pour moi mais j’étais tout de même sure d’y arriver et de donner le meilleur. Et à mon grand étonnement, quand elle fut lancée, j’ai été très à l’aise. J’ai entretenu les apprenants sur la gestion des comptes professionnels sur les réseaux sociaux, l’élaboration d’une stratégie digitale, le marketing de contenu, l’inbound Marketing, le sponsoring sur les réseaux sociaux, etc.

Nous avions cours 3 fois par semaine de 17h à 19h pendant un mois. Il y a eu des jours où très occupée à poursuivre un lièvre en particulier, je me retrouvais à finaliser une leçon 1h avant le début des cours.

Il y a eu des jours où j’étais en forme, d’autres où je l’étais moins. Mes moments de cours étaient très animés. Nous riions très fréquemment et parmi les apprenants il y avait une anglophone grâce à qui j’ai pris conscience des limites de mon anglais et au lieu d’être gênée, je me servais d’un traducteur quand c’était fort sur moi.😂

Le plus gratifiant ? Elle était très assidue et comprenait les leçons. D’ailleurs, tous les apprenants comprenaient. J’ai aimé chacun des cours que j’ai dispensé mais vous savez quoi ? La 3è semaine de cours, je leur ai donné une leçon sur le sms marketing et ils m’ont dit à l’unanimité que depuis qu’ils ont débuté la formation, c’est la meilleure chose qu’ils aient apprise.

J’étais ravie d’entendre cela car moi aussi lorsque je me faisais former j’avais aimé cette partie, j’avais ressenti la même satisfaction.

À chaque notion abordée sur le CM, je me suis moi-même surprise à trouver naturellement des exemples de comptes réels pour mieux illustrer les enseignements que je donnais.

J’ai été étonnée d’être une formatrice « cool ». J’ai pu réaliser que quand il s’agit d’une chose que j’aime, il m’est très facile de transmettre. Ce fut une autre belle expérience en 2020. Mon objectif initial s’est transformé et s’est réalisé autrement Alhamdoulillah. Est-il à renouveler en 2021 ? Je ne pense pas.

Pour ce qui est de mon objectif de formations que je voulais suivre en 2020, il y avait celle de Befoune que j’ai pu faire. Celle de Irawo et des formations en Marketing Digital que je n’ai pas pu faire faute de temps. Si j’avais ajouté ces lièvres là à poursuivre je serais devenue folle à force de courir dans tous les sens.😂

En 2021 je me formerai en anglais. je dois maitriser cette langue au bout des doigts. Il n’y aura pas de place pour les traducteurs. Je les ai laissés en 2020. Cette année aussi je trouverai le moyen de suivre le programme Irawo coute que coute! Il y aura peut-être d’autres formations qui m’intéresseront mais je m’arrête sur ces deux là.😊

Chers lecteurs, je vous convie à vous former. Vos formations vous permettront d’acquérir des compétences et des connaissances pratiques sur un métier spécialisé. Vous pouvez identifier les besoins des entreprises, vous faire former et proposer vos services.

Hijabista_237, la nouvelle Coco Chanel ?

Voici un autre projet qui me tient à cœur. Malgré les multiples tentatives et les nombreux échecs, je ne l’ai jamais abandonné.

J’ai grandi devant les chaînes américaines comme E! et MTV. J’ai admiré les mannequins, les couturiers, les défilé de mode, les boutiques de vêtements. Je me voyais aussi bien créatrice de mode que mannequin.😌

Les émissions sur la mode m’ont toujours captivée. Notamment la Fashion Police avec Joan Rivers, les reines du shopping avec Cristina Cordula, Projet haute couture, Cousu main, etc.

J’étais aussi fascinée par les galas et événements pour le parterre de stars qui défilaient y sur le tapis rouge habillés par Givenchy, Burberry, Gucci, YSL, Versace, Prada, Valentino, Armani, etc. J’avais entre 11 et 14 ans et je me voyais aussi bien dans ces tenues que leur créatrice.

C’est un rêve que j’ai secrètement chéri (ma maman et quelques amies le savaient quand même à l’époque). Je passais mon temps à dessiner des robes de soirée et des chaussures à talons inspirées des créations de Kimora Lee Simmons (marque JUSTFAB). Mais, il est arrivé un moment où je n’ai plus pensé ni à l’un ni à l’autre (pendant environ 2 ans). Mais très vite, ce rêve a refait surface.

Sur Instagram, j’étais abonnée à des comptes de mode. Je voyais des publications de filles au style oriental, moderne et chic. J’ai beaucoup aimé et j’ai voulu porter ce genre de vêtements qui malheureusement, étaient difficiles à trouver ici. Quand je voyais des articles intéressants comme des jupes et des robes, ils étaient généralement soit très court à mon goût, soit le tissu était transparent avec une doublure presque inexistante, ou encore, le tissu était de mauvaise qualité.

Aujourd’hui, Hijabista_237 est le nom que porte ma marque de vêtements. Elle représente d’abord ce rêve qui a fait partie de ma préadolescence, et ensuite, mon désir d’allier décence, confort et modernité dans l’habillement de la femme musulmane principalement. Et, je mets un accent particulier sur la qualité de chacun des tissus que je choisis.

Hijabista a été lancée en février 2018 mais sous un autre nom. Je manquais de fonds, de connaissances, d’expérience, et… J’étais très naïve :

  • Je pensais qu’il suffirait que les filles voient les beaux vêtements pour automatiquement acheter.
  • Je me suis faite beaucoup arnaquer par mes fournisseurs de tissus.
  • J’ai souvent eu des tenues avec des finitions qui laissaient à désirer, des délais de livraison non respectés et j’ai toujours tout pris sur moi pourtant, je pouvais gronder.

Le temps a un peu passé, la naïveté n’est plus. Bon, il reste quelques miettes (😂) et je manque encore de fonds et d’expérience. Mais, Alhamdoulillah je m’améliore tous les jours.

Les choses ne sont plus aussi graves qu’avant. Je n’ai pas atteint l’objectif de création de deux nouvelles tenues mensuellement faute de temps. Entre Septembre et décembre il y avait un bon lièvre à rattraper. 😂😌

J’ai de nouveaux objectifs pour Hijabista cette année. Très gros. Ils me font souvent peur et je me demande si j’y arriverai… En attendant leur réalisation, elle poursuit son bonhomme de chemin vers de meilleures créations.

Le blog…

Lorsque j’ai commencé à voir l’utilité d’Instagram, je suis tombée sur deux personnes en particulier qui ont fait que j’aime encore plus ce réseau social et grâce à elles je découvre encore d’autres pépites. Elles écrivent très bien et j’aime ce qu’elles partagent, le message qu’elles véhiculent à travers leurs écrits.

Il s’agit de Befoune et Tchonté. Brillantes et pertinentes dans ce qu’elles disent. J’ai eu à partager sur IG comment j’ai connu leurs comptes.

Dès les premiers articles que j’ai lu de Befoune, j’ai été séduite. J’avais l’impression qu’elle disait tout haut ce que je pensais tout bas, et même des choses que je n’osais pas accepter que je pensais. Tchonté partage son quotidien, ses expériences, ses activités, ses lectures et elle écrit des fictions. Je ne sais pourquoi, je me suis vue en elle. J’avais l’impression de me voir dans 3 ou 5 ans.

C’est en les lisant que je me suis demandée : « bah pourquoi ne pas aussi créer un blog ? » J’avais en tête de partager principalement mes lectures, les expériences et le parcours des personnes qui voudraient partager les leurs avec les potentiels lecteurs.

De nombreux doutes m’habitaient. Il y a eu une première version de ce blog faite au mois de janvier 2020 mais jamais publiée. C’est durant le confinement que je me suis dit, au lieu de me tourner les pouces, pourquoi ne pas écrire ?

Comme par hasard, quelques jours après, Befoune parle d’un atelier d’écriture qu’elle animera accompagnée de Tchonté. Malheureusement, Je suis arrivée trop tard toutes les places étaient déjà prises. J’ai pensé que c’était un signe. Lancer ce blog serait inutile. « Je ne connais rien en écriture, ça ne vaut pas la peine de le faire. »

J’ai par la suite pensé quelques jours après : « Au contraire, même sans connaissance, je sortirai ce blog de son trou, je publierai, et au prochain atelier de Befoune, je m’inscrirai. »

C’est ainsi que j’ai lancé mon blog et j’ai commencé à publier les premiers articles jusqu’à ce que Befoune annonce l’ouverture des inscriptions à la deuxième session. Je ne m’y attendais pas. Je pensais qu’elle le ferait au mois de septembre ce qui me donnait plus de temps pour amasser de quoi payer la formation mais elle l’a fait 2 mois plus tôt et j’ai dû puiser dans mon épargne (oui j’ai fait ça 😭). Grâce à l’aide de mon complice aussi, j’ai pu rassembler la somme qu’il fallait pour cet atelier.

Comment ça s’est passé ? Très bien! Ces deux femmes sont des formatrices particulières. Cet atelier n’est pas comme tous les autres où le formateur a déjà préparé tous les cours puis vous les dispense. L’atelier de Befoune est atypique comme elle-même. Elle écoute chacun de nous, essaye de résoudre les problèmes de rédaction des uns et des autres individuellement (oui, nous n’avons pas tous les mêmes difficultés en matière d’écriture), elle lit chacun de nos textes et décèle ce qu’il y a à améliorer. Les remarques et les solutions sont personnalisées.

J’oubliais… Elle est dure. Très. Elle gronde. Beaucoup. Elle s’est souvent fâchée parce que nous ne nous améliorions pas. Jai aussi eu l’impression de perdre mon argent (l’argent avant le temps 😂) une semaine où elle nous a dit d’aller bien réfléchir à ce qu’on voulait pour nos blogs parce que notre travail était « merdique ».

Au final, cette réflexion s’est avérée très utile. Aujourd’hui je ne regrette absolument rien car je sais mieux ce que je veux partager sur cette plateforme. Je fais encore des erreurs, je dois travailler ma stylistique mais je publierai quand même.😂😂😂 Tata Befoune dit qu’on n’améliore pas l’inexistant. 😌

Grâce à elle, quand j’écris je réfléchis plusieurs fois et je me pose les questions « essentielles » avant de publier un article. J’ai des articles dans mon brouillon qui ne seront jamais publiés tant que les réponses aux questions que je poserai à chacun de ces textes ne seront pas positives.

Mon objectif à la fin de l’atelier était de rédiger 2 articles par mois. Je n’y suis pas parvenue et pour 2021, je n’espère pas y arriver parce que je sais désormais combien il est plus important de publier de la qualité au lieu de le faire en quantité.

Donc, s’il m’arrive d’avoir 10 articles pertinents par mois, vous les lirez. Si, durant 3 mois je n’ai rien d’utile à dire, à écrire, je m’abstiendrai de publier mais j’écrirai tout de même et ça restera entre mon brouillon et moi.

Personne n’est jamais devenu pauvre en donnant…

Petite, je n’ai manqué de rien. Alhamdoulillah j’ai toujours eu ce que je voulais, et j’ai toujours vu mes parents donner à tout le monde. J’ai encore le souvenir de ma maman qui faisait à manger en très grande quantité et la maison restait grande ouverte à toute personne désirant se sustenter. Mon papa a toujours acheté d’énormes quantités de denrées alimentaires qu’on distribuait à ceux qui étaient dans le besoin. Même après sa mort, j’ai toujours vu ma maman venir en aide aux autres.

Alhamdoulillah je suis née de parents généreux et je ne pouvais pas échapper à ces gènes. À 11 ou 12 ans j’avais en tête que plus grande, j’aurai de grands orphelinats et centres d’accueil dans toutes les régions du Cameroun. J’accueillerai les enfants orphelins et ceux abandonnés, je prendrai soin d’eux, les nourrirai et payerai pour leur éducation. Je me disais qu’à 25 ans, je travaillerai et j’aurai beaucoup d’argent pour réaliser ce rêve.


J’ai toujours été extrêmement sensible à la détresse et à la misère humaine. La vue d’un enfant qui semble triste, affamé m’insupporte même quand c’est à travers un écran. Par exemple, je n’ai jamais pu terminer le film Capharnaüm de Nadine Labaki. Un film bouleversant qui met en scène une société où règne une misère sordide, des conditions de vie effrayantes et inqualifiables où dès le bas âge, les enfants sont livrés à eux-mêmes. J’ai pleuré devant des films, celui-ci est le seul pendant lequel je n’ai pas pu sécher mes larmes tellement les scènes étaient poignantes, j’ai fini par éteindre le téléviseur et je suis allée me coucher. Jusqu’à ce jour, je n’en souhaite pas connaitre le dénouement. C’est trop pour moi.

J’ai connu des moments difficiles. Je sais ce que c’est que de ne pas pouvoir s’offrir les choses les plus fondamentales. Ce n’est pas encore le bout du tunnel, mais je sais qu’il y a toujours des personnes qui vivent des conditions bien pires que la mienne.

Je n’ai plus 11 ans et ce rêve n’a jamais changé. Je ne sais ce qui m’a pris en Avril 2018, à 18 ans, sans un sou en poche, la période même où les choses étaient très difficiles pour moi, j’ai pensé à créer une association caritative. Je remercie Dieu de ne pas être une personne qui se plaint. Je suis tellement positive et optimiste que je vois mon vécu comme un passage normal et que quelque chose de mieux m’attend devant. Cela me permet de garder en tête qu’il y a ceux qui ont beaucoup moins que moi et je dois m’activer pour faire quelque chose pour eux. Mon désir le plus profond ? Venir en aide aux nécessiteux du monde. C’est peut-être impossible mais je m’engage à faire de mon mieux tous les jours.

Lorsque j’ai parlé de l’association à ma maman, elle était heureuse de l’entendre et m’a demandé : « tu vas prendre l’argent où pour faire fonctionner ton association ? » Je n’avais pas de réponse à cette question mais j’étais persuadée que même sans aucun fond, j’y arriverai. J’étais très déterminée. Je le suis toujours. J’en ai parlé à plusieurs personnes dans mon entourage, toutes étaient enthousiastes et j’ai bénéficié de précieux conseils pour me lancer.

N’ayant rien en poche, on a commencé avec la collecte de vêtements. Tous mes proches ont mis la main à la pate et ont invité leurs amis à se joindre à nous. Dès les premiers mois d’existence, il y avait déjà Charity Garden Douala, Yaoundé et Garoua. À Yaoundé particulièrement je ne connaissais aucun des bénévoles. Ce sont des personnes qui partagent la même vision que moi et se sentent concernées. En 2018 et 2019 nous avons collecté plus de 2500 vêtements à Douala, Yaoundé et Garoua que nous avons redistribué dans des orphelinats et centres d’accueils de ces mêmes villes. Il y en a aussi eu à Maroua et Ngaoundéré mais nous n’avons jamais pu les récupérer.

Cette année 2020, je voulais faire plus. Au lieu de leur apporter des vêtements et chaussures, pourquoi ne pas leur apprendre comment en coudre, en fabriquer? Au lieu de leur apporter des sacs de farine et de sucre, pourquoi ne pas leur apprendre à faire des beignets, des crêpes, des gâteaux, des jus à commercialiser dans leur enceinte ? Au lieu de leur dire tout simplement d’aller à l’école, de travailler dur, de croire en leurs rêves, pourquoi ne pas inviter des personnes qui partageront avec eux leur parcours, qui essaieraient de les guider, sur le chemin de leurs rêves ?

C’est ainsi que j’ai pensé à des ateliers pédagogiques. Un atelier pâtisserie, un atelier lecture & écriture, un atelier dessin & peinture, un atelier métier et un atelier Cinéma. En 2019 à Garoua nous avons eu un atelier pâtisserie qui fut un réel succès et c’est ce qui m’a inspirée pour tous les autres. En 2020 nous n’avons pu faire que 3/5 ateliers.

Les objectifs 2020 de Charity Garden ont été partiellement atteints (Trop de lièvres à poursuivre vous savez 😂). Mais je suis très heureuse de l’atelier métier qui a eu lieu et il était ultra réussi. Je ne m’attendais pas à ce qu’il se déroule ainsi. Ce fût honnêtement ma MEILLEURE EXPÉRIENCE de 2020. Mon plus beau cadeau.

Pour 2021 ? Ça fait déjà 2 ans que je commence la procédure de légalisation et m’arrête en cours de chemin. Et avec les objectifs que j’ai pour Charity Garden cette année, si nous restons dans l’illégalité nous ne pourrons les attendre. Vous voulez savoir de quoi il s’agit ? Suivez-nous sur nos pages sur les réseaux sociaux Instagram et Facebook. J’y partagerai chacun de nos pas.

*citation : Anne Frank

Moi, écrivaine ?

Dans ce billet, je vous parle de mon objectif de lecture de 24 livres, de celui de la rédaction de mon livre et du projet de planner.

Avez-vous vous lu le précédent sur mon rapport avec les études ? Il se trouve ici. 😉

J’aime l’écriture et surtout la lecture depuis ma tendre enfance. Ma mère a très souvent écrit et beaucoup lu. Je me souviens de l’air victorieux que j’arborais chaque fois que dans ses textes, il se trouvait un terme soutenu que je réussissais à comprendre sans l’aide d’un dictionnaire. Et, naturellement, elle aimait m’acheter des livres. Je lisais des BD, des recueils de contes, des livres de science pour enfants, etc.

Malheureusement en grandissant j’ai perdu l’habitude de lire. Mais j’aimais toujours écrire. J’écrivais partout tout ce qui me passait par la tête. J’ai encore certains carnets qui m’amusent quand je les relis et réalise à quel point mon imagination était fertile.

En classe de première, j’ai fait la rencontre de Aïssatou. C’est elle qui se met à me parler de ses lectures, ça m’intéresse et elle me transfère plus de 30 livres numériques dont la plupart était des sagas fantastiques en 5 à 6 tomes chacun. Dès le lendemain, je termine le premier livre qui faisait plus de 600 pages. C’est ainsi que j’ai découvert et adoré la fantasy littéraire et j’ai renoué avec la lecture et je ne m’en suis plus séparée.

Après cela, j’ai connu des personnes qui ont fait de la lecture leur seconde nature, et voir l’impact positif de celle-ci dans leur vie m’a émerveillée.

J’avais pour objectif de lire 24 livres. Cette année ci, j’ai lu :

  1. Père riche père pauvre, de Robert Kiyosaki.
  2. La maîtresse d’école, de Marie-Paul Armand.
  3. Le diable s’habille en Prada, de Lauren Weisberger.
  4. Pour quelques milliards et une roupie, de Vikas Swarup.
  5. L’intérieur de la nuit, de Léonora Miano.
  6. Dans le silence de l’aube, de Françoise Bourdin.
  7. Les vaccins stérilisants au Cameroun (dont j’ai oublié le nom l’auteur et je ne retrouve pas le livre).
  8. Tous des hypocrites sauf vous et moi, de Philippe Bouvard.
  9. La vache pourpre, de Seth Godin.
  10. Trouver son pourquoi, de Simon Sinek.
  11. L’anomalie, de Hervé Le Tellier.
  12. Les impatientes, de Djaili Amadou Amal.
  13. Les putes voilées n’iront jamais au Paradis, de Chahdortt Djavann.
  14. Les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz.
  15. L’homme qui voulait être heureux, de Laurent Gounelle.
  16. Les 5 blessures qui empêchent d’être soi, de Lise Bourbeau.

Je n’ai pas atteint le quota des 24, pas parce que je n’en étais pas capable (en 2016 et 2017 j’en ai lu plus de 24 chaque année), mais là je commence à un peu donner raison à mon complice. Courir derrière plusieurs lièvres à la fois peut s’avérer difficile surtout quand on ne sait pas courir. 😂

Grâce à ces 16 livres, j’ai tiré des leçons qui m’accompagnent dans mon quotidien. Il m’arrive d’oublier et même de volontairement faire fi de certains enseignements mais cela ne change pas le plaisir que me procure la lecture, les connaissances que je gagne et mon esprit d’analyse et de critique qui se développent.

Cet amour pour la lecture m’a poussée à organiser un petit atelier de lecture avec quelques amis au mois de Mai. Le but était de partager les enseignements du livre The defining decade de Meg Jay. Il était payant et je me souviens à l’instant que je leur dois un eBook de cet atelier.

Une semaine après la fin de cet atelier de lecture, Fadimatou Bakary me contacte et me parle de son désir de mettre sur pied un club de lecture en ligne. Le but étant de permettre aux personnes qui ont des difficultés à lire et qui aimeraient le faire ou celles qui souhaitent renouer avec la lecture de se lancer de façon plus concrète. Cela me surprend et je lui fais comprendre que je viens tout juste de terminer un atelier de lecture. On a peaufiné certains détails et communiqué sur le Club de lecture.

Nous n’avons atteint que 40% de l’objectif que nous nous étions fixées en terme de nombre d’inscriptions. L’atelier a débuté le 31 août et s’est terminé le 6 décembre. Ce fut une belle expérience pour toutes les deux passionnées de lecture. Nous débuterons une nouvelle session au début du mois de février In Shaa Allah et profitez en pour vous inscrire à travers ce lien vous ne le regretterez pas. 😉

En ce qui concerne la rédaction de mon livre, je ne l’ai pas commencée. Je ne compte d’ailleurs pas le faire d’aussitôt. Je ne me suis pas découragée, non. J’ai décidé que ce lièvre là sera poursuivi plus tard. Je commence « un peu » à comprendre qu’il y a des choses qui ne peuvent passer avant ou après d’autres.

Le sujet qui sera mis en exergue dans le livre ainsi que les différents personnages sont là, dans ma tête. Tout ce qu’il me faut, c’est caller du temps pour écrire posément une fois que je réussirai à attraper l’un des nombreux lièvres que je poursuis.

Quant au projet des planners personnalisés, il ne dépendait pas que de moi donc je ne sais comment en parler sans trop en dire. Qu’à cela ne tienne, pour cette année 2021, je souhaite que nous arrivions enfin à les concevoir et les commercialiser dès le mois de novembre pour 2022 In Shaa Allah.

Pour vous qui souhaitez lire, évitez les livres populaires. Ils peuvent vous décevoir et gâcher définitivement votre envie de lire. Voir l’engouement des autres et votre indifférence face à ce même livre pourraient vous faire penser que c’est vous le problème, que les livres ne sont pas faits pour vous, etc. Essayez plusieurs genres littéraires pour savoir ce qui vous plaît. Personnellement, je déteste la poésie. Et aucun recueil de poèmes ne changera cela (oui je l’ai dit!😂).

Le syndrome de la bonne élève ?

J’ai décidé de partager avec vous à cœur ouvert mon année 2020. Si tu n’as pas lu l’article introductif, il est ici. 😉

J’ai les études en horreur. Mes proches le savent. Ceux qui me connaissent moins bien pensent le contraire.

Aussi loin que remontent mes souvenirs, soit, à la maternelle, je n’ai jamais aimé me rendre à l’école ni faire les devoirs. Mes 5 premières années scolaires étaient rythmées par mes caprices matinales et c’est mon papa qui me promettait monts et merveilles pour que je daigne prendre mon cartable et prendre le chemin de l’école.

Les années ont passé et je n’ai jamais été une élève studieuse. Mes camarades et les enseignants ont toujours eu une autre perception de ma personne tout simplement parce que j’étais une « première de la classe ». J’ai toujours étudié à la veille des évaluations. Je n’ai jamais été intéressée par la lecture quotidienne de mes cours. Par contre, je lisais des livres tous les jours. J’avais même hâte étant en plein cours de rentrer à la maison terminer un livre débuté la veille. Souvent, ce qui m’excitait les matins où je devais me rendre en cours c’était d’arriver et faire un debrief de l’un des multiples livres que me recommandait mon amie Aïssatou en classe de Première et Terminale.

En Terminale, je n’étais pas souvent à jour dans la prise des leçons. Il n’était pas rare de trouver 5 à 6 feuilles vierges entre deux chapitres dans un de mes cahiers. Le chapitre manquant étant en instance d’écriture. Où est-ce que j’étais ? En classe. Souvent à la maison mais la plupart du temps j’étais en classe. Ce sont mes amis qui m’ont fait remarquer que je passais mon temps à recopier les cours et pourtant, j’étais présente. Dans mes souvenirs, je n’avais tout simplement pas envie d’écrire.

Pour les examens aussi, je m’y prenais comme pour les évaluations en cours d’année. C’est-à-dire dire, je me mettais à étudier sérieusement à 14 ou 10 jours de l’examen. Plus l’échéance est proche, plus j’ai la pression et mieux je lis. Je n’ai jamais ressenti la nécessité de fournir des efforts pour garantir mon passage en classe supérieure ou pour réussir aux examens. Je dois toutefois avouer que n’avoir pas obtenu ne serait-ce que la mention assez bien au Bacc m’a déçu. Le jour des résultats tous mes camarades étaient heureux sauf moi. Réussir? J’en étais sûr. Ce que je visais c’était au moins ce  »assez bien ».

Grâce au billet de Nafissate, bloggeuse béninoise, j’ai réalisé qu’en réalité, non seulement j’avais peur de l’excellence, mais aussi, je ne voulais pas être la personne, ni faire ce que les enseignants attendraient de moi. Il faut le dire, être parmi les meilleurs est une lourde responsabilité. Cela attire beaucoup d’attention sur vous et vous n’êtes plus libre de vos agissements. Je me souviens que mon enseignant d’anglais en classe de Première m’appelait « La force tranquille ». Je ne présentais pas les caractéristiques d’une élève « brillante ». J’étais très souvent bavarde et désordonnée durant les cours mais mes résultats démontraient mon intelligence insoupçonnée.

Le syndrome du bon élève résulte d’une construction psychique relativement complexe dans laquelle l’élève ou l’étudiant ne trouvera satisfaction que s’il est félicité par autrui. Pour cela, il va travailler de manière acharnée afin d’obtenir de bonnes notes et l’approbation de ses enseignants. À la lecture de cette définition c’est clair que je ne suis pas atteinte de cette pathologie. 😂

Être premier de la classe signifie toujours avoir une réponse aux questions des enseignants, ne jamais rien faire qui puisse les irriter, toujours faire tous ses devoirs, toujours tout comprendre et être capable d’expliquer à ses camarades, être exemplaire en tout temps. C’est entendre tous les jours : « Vous ne pouvez pas être/faire comme X ? » (remarque que font souvent les enseignants à ceux qui sont  »moins intelligents, moins exemplaires »).

Etre premier de la classe c’est être érigé en exemple pour tout et ne pas avoir droit à l’erreur, ne pas décevoir. En mon sens, c’est ne pas être libre d’être soi. Assumer ce rôle de première, étudier tous les jours et m’inquiéter de toujours être exemplaire n’était clairement pas pour moi. J’étais assez cultivée, intelligente, ouverte d’esprit, et spontanée. Que demander de plus ?

Cette habitude que vous qualifierez de « mauvaise » (je vous le concède un peu 😂) je l’ai trainée jusqu’à l’université. L’euphorie des études universitaires n’a duré que le temps du premier semestre de ma première année de licence. J’ai par la suite perdu le contrôle et tout est parti en sucette. 😂

Vous l’aurez compris. Naturellement, les études ne m’intéressent pas. Quand on y ajoute les mille et une activités et formations que je fais depuis 2018, l’école passe très vite au second plan. Peut-être même troisième, quatrième, ou cinquième plan.😅 Bref, j’ai su que quelque chose devait être fait si je voulais tout de même obtenir ma licence cette année. Et cet atelier avec Fatime tombait à pic. Mes séances de discussions avec elle m’ont beaucoup aidée et insérer cela dans ma vision board m’a motivée.

Après le confinement au mois de juin, on amorçait le second semestre. J’ai fourni les efforts qu’il fallait, les nuits blanches, le sommeil écourté, j’ai tellement étudié que j’avais peur de moi 😂 les résultats sortaient au fur et à mesure et ils étaient positifs jusqu’à ce qu’on arrive sur ma bête noire de ce semestre là. Les cours de statistiques inférentielles. J’ai dû aller au rattrapage sur cette dernière matière. Je m’y attendais faut le dire, et même après le rattrapage, je savais qu’il n’y avait plus d’espoir. Les résultats sont sortis et sans surprise, je n’ai pas validé cette matière. Je m’étais déjà préparée psychologiquement donc je n’étais pas triste. Je pensais même déjà à ce que je ferais pour m’occuper durant le premier semestre de l’année d’après.

Lorsque quelques jours après j’ai reçu un appel pour m’annoncer que ma licence a été validée après délibération, je n’étais pas heureuse pour moi-même mais pour ces personnes qui attendaient cette petite réussite. Quand je le leur ai annoncé, elles étaient tellement fières que leur bonheur a fait le mien.

Je n’ai jamais voulu aller plus loin que la licence. non pas parce que je la trouve assez mais parce que je me suis toujours dit qu’il n’y a rien qui m’intéresse comme enseignement au niveau supérieur.

Cette année, je fais un Master en Marketing car c’est le seul domaine qui m’a vraiment intéressée après la GRH et je réalise que j’aime beaucoup ce que j’étudie. Les cours de Comportement du consommateur, de Marketing International, de Marketing Approfondi et de Publicité et promotion des ventes me font tellement plaisir, j’ai vraiment l’impression d’être en train d’apprendre, de gagner en enseignements. Je regarde chaque enseignant avec tant d’admiration et l’envie d’enseigner le Marketing me titille l’esprit…

En 2020, j’ai de justesse atteint cet objectif d’obtention de ma licence. La leçon que j’en tire ? Quand on n’aime pas une matière il vaut mieux s’y mettre à 3000% pour avoir toutes les chances de son côté. Bien que quelqu’un m’ait dit il y a 6 ans que la chance c’est l’espoir des perdants.

Ce que je me souhaite sur le plan académique en 2021 ? Avoir cette moyenne de 12 exigée pour aller en Master 2 recherche. Maintenant que j’étudie un domaine que j’aime vraiment, pourquoi me limiter ?

Ce que je vous souhaite pour 2021 ? L’obtention de vos examens et concours. Et, Il est important de choisir une filière qui vous plait afin que la lecture de vos cours soit un réel moment de plaisir et non une corvée.

À bientôt pour la suite…☺️