Cher futur époux…

Cher futur époux,

Depuis quelques semaines, je pense à t’écrire les mots qui suivent, expression de mes attentes vis-à-vis de toi, en espérant qu’ils te parviennent. J’irai droit au but.

  • Physiquement, je n’ai jamais eu de réelle exigence mais bien évidemment, il est important que tu me plaises et que tu ne sois pas corpulent (non, je ne suis pas grossophobe). Que tu sois sportif me plairait beaucoup, ainsi, nous pourrons souvent faire nos séances de sport ensemble.
  • Religieusement, je te veux musulman. Je ne me sens pas capable de gérer les désaccords d’ordre religieux qui pourraient surgir dans le couple si tu es d’une autre obédience. Non, je ne souhaite pas que tu t’islamises, pas pour moi. Je veux une personne avec qui je pourrai parler le même langage (religieux), quelqu’un avec qui et de qui j’apprendrai, m’améliorerai et transmettrai ce qu’on aura su à nos enfants.
  • Financièrement, je te veux stable. C’est-à-dire que tu sois capable d’assumer tes charges, prendre soin de toi sans que les finances ne soient sujet de pression et que je puisse compter sur toi en cas de besoin. Il est important que tu aies un bon rapport à l’argent personnellement et dans le couple. Dans notre société africaine, il est dit que c’est la femme qui tient les finances du foyer mais en réalité, elle ne gère que ce que lui donne son mari et non toutes les finances, certaines ignorent combien gagnent leurs conjoints. Je te veux transparent sur tes gains, je le serai aussi car, c’est conjointement que nous construirons notre patrimoine financier, immobilier et mobilier.
  • Moralement, je te veux loyal, solidaire et responsable pour que je puisse compter sur toi, te faire confiance. Je te veux, franc, honnête, à l’écoute et bienveillant pour toujours avoir des retours, des avis, des critiques objectifs qui me permettront de m’améliorer. En toute franchise, je n’ai moi-même pas toutes ces valeurs là pour le moment, mais parce que je te veux ainsi, j’y travaille. La plus importante, je te veux beaucoup plus ou autant altruiste que moi. Ensemble, nous donnerons, aiderons, partagerons.
  • Intellectuellement, je n’ai pas besoin que tu aies de grands diplômes. Même les cons en ont. Je te veux cultivé, avec l’envie d’apprendre tous les jours. Je veux pouvoir apprendre de toi, que tous les jours tu me surprennes par tes connaissances, ton ouverture d’esprit, pouvoir discuter avec toi, avoir des débats constructifs sur des sujets variés desquels chacun sortira un peu plus éclairé.
  • Psychiquement, je te veux confiant, avec une bonne estime mais pas arrogant ni présomptueux. Je te veux optimiste, gentil, très drôle et un peu sarcastique. Je veux que tu sois quelqu’un conscient de ses blessures psychologiques qu’elles soient d’origine familiale ou sociale, et qui les a soignées ou est en cours de guérison. Je trouve important que chacun de nous ait au préalable conscience de ce qui ne va pas (ou n’allait pas) chez lui et soit guéri ou soit en cours de guérison pour ne pas que nous nous transférions nos différents poisons émotionnels et surtout pas à nos enfants.
  • Socialement, je te veux introverti, discret, réservé, pas timide. Moi ? D’après le test 16personalities je suis à 51% introvertie et à 49% extravertie. Le ratio est bon ! Je ne suis pas grande fan des contacts sociaux permanents dans la vie réelle. J’ai rencontré 85% de mes amis virtuellement et parmi eux, les meilleurs de ma vie. Je me découvre bavarde et ouverte au boulot mais très solitaire au quartier. Que tu sois également solitaire et/ou introverti me plairait. La discrétion par contre, c’est obligé.

En espérant que tu me lises très vite et que je sois « ton genre »…

Ah j’oubliais… Savoir cuisiner sera un atout majeur !

Cœurdialement,

Nafi SB


Hello Hello ! J’espère que vous allez bien. Juste pour vous annoncer que ce petit billet est le dernier de ce blog. Non, je ne ferme pas boutique mais j’aimerais refaire et repenser le blog aussi bien esthétiquement que sur le contenu (site, nom, couleurs, polices, style, pertinence du contenu, etc.). N’hésitez pas à me faire des suggestions si vous en avez que ce soit en commentaire ici ou sur la plateforme par laquelle nous sommes régulièrement en contact.

Le Développement personnel, utopie ou réalité ?

Le développement personnel, arnaque ou réalité ?

Quand j’ai connu le développement personnel, j’étais en classe de terminale (2016-2017). J’étais abonnée à la page Facebook  »Les ateliers à la bonheur » de Nadia Hammoudi, j’aimais beaucoup les citations qu’elle partageait, c’était exactement ce que j’avais besoin de lire, d’entendre à ce moment-là. Je ne savais pas que c’était du développement personnel ni que cette dernière en était coach. C’est une année après, en créant du contenu sur la productivité pour Jeune Musulmane que j’ai su que toutes ces choses que j’apprenais et appréciais étaient du développement personnel.

En cherchant la page Les ateliers à la bonheur il y a quelques minutes sur facebook, j’ai remarqué qu’elle a été supprimée et je suis tombée sur une publication de Nadia Hammoudi qui a une nouvelle page (Être Musulmane), dans laquelle elle censure le développement personnel et s’excuse d’en avoir fait l’apologie durant ses années d’exercice en tant que coach car il ne serait pas aligné aux préceptes islamiques.

Je sais qu’elle est désormais coach en développement spirituel depuis deux ans environ mais j’ignorais qu’elle avait mis une croix sur le développement personnel. Je pensais que comme la plupart des coachs de la communauté musulmane, elle avait allié développement spirituel et personnel. Mais là n’est pas le sujet. Les lignes qui suivent ont été rédigées bien avant la lecture de la publication de Nadia, donc, ce contenu ne traite pas de la contradiction ou non entre développement personnel et spirituel.

Je reconnais que de nombreuses notions du développement personnel sont en totale contradiction avec l’Islam et même avec certaines valeurs ou sociales et humaines. C’est un sujet sur lequel je pourrai m’étendre quand j’en saurai davantage In Shaa Allah.

Aujourd’hui le développement personnel est devenu une mode et a conduit à la prolifération de ‘’coachs mindset’’, ‘’coach lifestyle’’, ‘’coach en motivation’’, ‘’influenceurs motivation’’, qui surfent sur la vague et vendent des solutions miracles, des méthodes qui permettront d’arriver au sommet de la vie en un claquement de doigts. Ce qui par ailleurs, suscite une petite guerre entre adeptes et détracteurs de la discipline.

Personnellement, le développement personnel (les livres et divers articles et posts lus) m’a fait prendre conscience des blessures internes à guérir, des peurs que j’ai à dépasser, et m’a par exemple fait réaliser que je suis une personne qui exige beaucoup des autres, qui a beaucoup d’attente, qui est convaincue d’avoir raison et essaie de convaincre l’autre, que j’ai parfois des difficultés à tenir mes engagements et mes promesses, etc. Grace à une réflexion profonde et une longue analyse, Je sais mieux qui je suis et j’arrive à déterminer de mieux en mieux les points dont je dois me débarrasser et ceux à améliorer.

Aujourd’hui, grâce au développement personnel je n’attends pas l’approbation des autres, je ne fais pas ce qu’attendent les autres de moi pour être aimée ou acceptée par eux, je n’ai pas peur de ne pas être ‘’assez bien’’ ni d’être ‘’de trop’’, je n’ai pas peur de dire ce que je pense, je n’ai plus peur de ne pas connaitre (oui, ce genre de peur existe 😂), je n’ai pas honte, je n’ai plus peur de la critique, je suis encore plus bienveillante envers les autres, j’assume les responsabilités de mes actes et de mes mots, je ne juge pas, je critique beaucoup moins (oui, je travaille encore là-dessus).

Je n’ai pas peur d’aller vers les gens, je ne crains pas ce que les autres pensent de moi, je n’ai pas le souci de me faire aimer, je travaille ma communication avec les autres afin qu’elle soit claire et saine, j’agis parce que j’en ai envie, et non parce que j’attends une récompense d’autrui, je me suis débarrassée de mes complexes, je suis vraie avec moi-même, j’aime encore plus qui je suis.

Le développement personnel me permet de voir qui je suis vraiment tous les jours, de m’exprimer et d’exprimer qui je suis sans aucune peur, ce que j’aime par-dessus tout, je ne vis pas en fonction du point de vue des autres de peur de ne pas être acceptée ou de ne pas être assez bien à leurs yeux et je ne prends rien personnellement. Je m’efforce de moins en moins à montrer que j’ai raison, en imposant moins mon opinion aux autres, car, j’ai appris que même les opinions que j’ai sur moi ne sont pas toujours vraies.

J’ai également appris que tout le monde a le droit de me dire “oui” ou “non” et inversement. Le développement personnel m’a permis de me débarrasser de ma dépendance au soutien des autres et de mes insécurités intérieures. Plus important encore, j’ai compris très tôt que la seule compétition valable était celle que l’on avait avec soi-même, se surpasser plutôt que dépasser.

Le développement personnel ne me rend pas parfaite, non, je ne le serai jamais. Tout cela ne se réussit pas aussi facilement que je l’écris et que vous le lisez, non. Je mets cela en pratique en faisant de mon mieux.

Au-delà des discours utopiques qui appellent à devenir maître de sa vie, et de la croyance selon laquelle un destin hors du commun nous attend tous, l’ambition du développement personnel de mon point de vue est d’aider à y voir un peu plus clair dans nos choix de vie, à faire le tri entre ce à quoi on choisit d’accorder de l’importance et ce qu’on décide de tenir pour quantité négligeable. Il ne s’agit pas de réussite et de succès, de positiver à longueur de temps, de devenir riche, de recherche de bonheur perpétuel ou permanent mais de mieux-être et de mieux-vivre.

Dans toute chose il y a des imposteurs. Les gourous du développement personnel sont partout. Même parmi les auteurs de bestsellers, les coachs et consultants certifiés.

Le développement personnel n’a rien de miraculeux, il ne changera rien à notre vie si nous ne mettons aucune action en place suite à un réel travail sur soi. On peut soi-même monter un plan de développement personnel qu’on suivra mais il faudra mettre un point d’honneur sur l’objectivité, la réflexion et l’analyse en profondeur.

Sachons que le développement personnel ne règlera pas tous nos problèmes. Il ne règlera pas nos factures, nos dettes, ne rend pas riche, il ne nous rendra pas plus heureux. D’ailleurs, il n’existe aucune solution pour être toujours heureux, on n’a pas toujours à l’être. Comme je l’avais dit dans cet article ci, il est normal d’avoir des moments de ‘’moins’’ et le réel développement personnel consistera à accepter ces périodes, à en profiter pour se reposer, se ressourcer, se retrouver.

Le développement personnel n’a pas de fin, on se découvre et s’améliore tous les jours et, comme toute  »pratique », il est des notions de ce domaine à prendre avec des pincettes.

Et toi, quel est ton avis sur le développement personnel ?

Parlons un peu d’éducation positive à la sexualité…

Je suis ravie des réactions qu’a suscité mon dernier article sur les mères célibataires. Lire les
messages de jeunes mamans qui m’ont dit s’être senties comprises et avoir aimé mon texte m’a
rassuré dans mon choix d’avoir écrit dessus.

Quelques amis m’ont fait la remarque qu’il n’était pas normal qu’une adolescente soit enceinte et
que ses parents réagissent positivement. Cela m’a encouragée à rédiger cet autre article sur un sujet sur lequel j’ai toujours souhaité écrire.

Parlons un peu d’éducation sexuelle. Combien de parents informent ouvertement leurs enfants sur la sexualité et leur
transmettent un certain nombre de valeurs et de recommandations ?

Combien de parents parlent avec leurs adolescents de relations amoureuses avec bienveillance pour
les mettre en confiance et pouvoir les conseiller et guider au mieux ? On est habitué à des parents
qui, quand il s’agit de relations amoureuses qui impliquent leurs filles, ne profèrent que des
menaces ! Des « si tu tentes de ramener une grossesse dans cette maison on va te tuer » ou « Tu iras
rejoindre le père de ton enfant. »

Ils nous ont souvent vaguement parlé d’abstinence et évoqué toutes les raisons religieuses, spirituelles, culturelles, morales et physiques pour lesquelles il est important de s’abstenir. Dans certains cas, il est important de ne pas se voiler la face, d’accepter que l’enfant (l’ado) est déjà passé au niveau supérieur et de lui prodiguer des conseils adaptés.

Parmi les parents qui remarquent que leurs enfants (fils et fille) sont sexuellement actifs, combien
leur parlent sérieusement de contraception ? Tout ce qu’on entend de la bouche des parents c’est
« ne me ramène pas une grossesse ici ». Ils attendent que qui éduque leurs enfants ? L’éducation ce
n’est pas que s’assurer de leur bon comportement, les envoyer à l’école, les nourrir et les soigner !

De nombreuses filles sont abusées par leurs copains mais ne savent pas que c’est un viol. Même si
elles s’en doutent, elles ne parleront pas parce que les parents diront : « donc on t’envoie à l’école tu pars faire les amourettes ». C’est une grossesse qui leur dira que leur fille est sexuellement active mais là encore, l’hypothèse d’un abus sexuel ne sera pas émise.

De nombreux jeunes n’ont jamais parlé de sexualité avec leurs parents (oui, je n’ai fait aucune étude
là-dessus mais je sais que nous sommes nombreux ) et nous qui sommes dans ce cas, avouons
que ça nous gênerait qu’un beau matin papa et/ou maman mette le sujet sur la table. Nous sommes
déjà grands, nous savons de quoi il s’agit (pas grâce à eux) et nous savons qu’on ne veut pas les
entendre faire mention de quoi que ce soit qui aille dans ce sens.😂

Combien de parents abordent ces sujets avec leurs enfants ?

Certains parents s’attendent à ce que naturellement, dans l’adolescence, l’enfant amène le sujet.
Chose impossible. Quand en grandissant on découvre ce que c’est, on sait à ce moment-là qu’il
vaudrait mieux que les parents ne sachent pas qu’on sait ! Donc, étant donné que papa et maman
n’en parlent jamais, cela veut dire que ce n’est pas bien. C’est un sujet à ne jamais aborder à la maison.

Chers parents, vous ne nous en avez pas parlé, on n’a pas été éduqués là-dessus et notre
environnement l’a fait à votre place.

In Shaa Allah je serai un parent accessible pour mes enfants (garçons et filles), j’essaierai au mieux de les mettre en confiance afin qu’ils puissent me poser toutes les questions possibles sans aucune honte et je ferai mon possible pour leur répondre au mieux.

Je dirai à mes enfants (garçons et filles) ce que c’est que des attouchements. Je leur dirai que les
parties du corps tels que les seins, le vagin, la vulve, les fesses, le pénis, ne sont pas des « mauvais
mots ». Je ne ferai pas de ces mots des tabous ni ne donnerai des noms ridicules à ces parties (les
exemples de notre enfance nous en connaissons !).

Je parlerai ouvertement des menstrues aux filles et aux garçons. D’ailleurs, je ris en repensant à la
première fois que j’ai eu mes règles. Quelle catastrophe ! Je ne vous relaterai pas ça, non pas par
pudeur mais parce que je n’en ai pas envie. Et là, certains doivent se dire que c’est tant mieux ! 😂

Je peux vous dire que la première fois j’avais 13 ans, j’étais en classe de 3ème et avant ça, je me
demandais fréquemment pourquoi mes copines sont déjà passées par là et pas moi. Bien évidemment, je n’en parlais pas à ma mère, même pas à mes copines. Je me posais des questions auxquelles je trouvais de fausses réponses toute seule.😂 C’est un sujet qui naturellement me répugnait. Chose surprenante, la première personne à m’avoir mise en confiance à propos de cela
est un garçon.

Je parlerai ouvertement à mes filles et fils des limites qu’une personne (que ce soit moi, leur papa,
n’importe quel membre de la famille, leurs amis, les étrangers) ne doit pas franchir quand il s’agit de
contact physique. J’insisterai sur les garçons en leur disant que quand une fille dit non, c’est non. Il
doit respecter son refus et ne pas insister même quand il s’agit de jeux. J’ajouterai que lui aussi, a le droit de dire non à une fille. Ca ne fera pas de lui une « femmelette ».


J’apprendrai à mes enfants ce que c’est que le consentement. C’est une notion qui va bien au-
delà du sexe et même les adultes l’ignorent.

Quand ils me demanderont comment on fait des bébés je ne leur dirai pas qu’ils sont trop petits pour comprendre, ni que les bébés naissent d’un « mélange d’urines de maman et papa fait par le médecin qui forme le bébé et l’injecte dans le ventre de maman. » comme me l’avait dit ma mère (maman j’espère que tu t’en souviens 😂) ! je ne sais toujours pas pourquoi ni comment mais jusqu’à 8 ans, je pensais que les papas accouchaient les garçons et les mamans les filles.

Je dirai la vérité à mes enfants au fur et à mesure qu’ils grandiront sans vulgarité et sans les brusquer.

Quoi ? Ce type de conversations les encouragera à essayer « les choses des grands » ? Combien de personnes (vieux, jeunes adultes, ado et enfants) n’ont pas joué à « papa et maman » petits ? Et d’après les histoires de certains amis, ces petits jeux allaient souvent très loin et pourtant, les
parents pensaient « préserver » leurs enfants en gardant le silence.

Je leur dirai que la sexualité c’est intime. Ce n’est pas un sujet qui s’aborde avec tout le monde. Ce
n’est pas quelque chose qui se pratique quand on est petit même quand c’est avec un adulte, ce
n’est pas normal il/elle doit m’en parler.


Peu importe ce qu’on fera ou pas, le sujet sur le sexe sera abordé un jour entre amis, à l’école, au
quartier, sur les médias, il/elle entendra ses grands frères, tantes, cousins, voisins en parler, il/elle tombera sur du contenu à caractère pornographique sur les médias, à l’école…

Je veux être un parent qui prend le temps d’expliquer et d’accompagner mes enfants pendant la
période pré-adolescente où leur corps subit des changements et n’ont personne avec qui aborder le
sujet de façon saine. Les conséquences du manque d’encadrement des parents sont nombreuses : des enfants qui ne connaissent ni ne comprennent leur corps, des enfants qui se lancent dans
des explorations qu’on aurait pu éviter en dialoguant avec eux, des enfants physiquement
complexés, des enfants victimes d’attouchements, d’abus sexuels…


Les parents prennent souvent les enfants pour des cons, mais combien de fois avons-nous compris et vus leurs combines mais sommes restés
silencieux et avons joué aux innocents. Je tiens à préciser que l’éducation sexuelle d’un enfant pour moi ne signifie pas qu’en tant que
mère je m’occuperai des filles et le père des garçons, non ! Le niveau d’implication des deux parents
doit être le même pour les filles comme pour les garçons et ça sera à chaque enfant de choisir avec lequel des parents il/elle se sent le plus à l’aise.

Pourquoi leur parlerai-je de tout cela dès le bas-âge ? Parce que j’aurais souhaité que mes parents
en fassent de même avec moi. Ça m’aurait évité tellement de désagréments…

Je partage avec vous
comment j’envisage éduquer les miens parce que je vois les dégâts de ce tabou. Je souhaite leur
fournir des connaissances fiables sur la sexualité et renforcer leur capacité à prendre des décisions
responsables.

Jeune, mère et célibataire

Mon état d’esprit sur cette photo est totalement opposé à celui que j’avais en rédigeant ce texte. J’adore mon sourire. Je le partage avec vous. ☺️💝

Comment réagiriez-vous si je vous annonçais que je suis enceinte ou si je vous disais que j’ai eu un bébé il y a quelques mois ?


Je suppose que le réflexe de quelques-uns sera de me féliciter, celui d’autres de se demander si je (me) suis mariée (entre temps), celui d’autres encore, de se demander si je ne suis pas jeune et sans ressource… Et, il y aura ces personnes tordues qui se diront « Donc, elle fait ! ». J’ai lu une fille qui avait écrit que la grossesse est la seule preuve explicite « qu’on a fait ».

Pour n’en avoir jamais été un témoin direct, j’ignore à quel point les enfants issus de relations hors mariage et leur mère sont fortement stigmatisés mais, comme tout le monde, j’en ai entendu quelques bribes et en tant que femme, je ne tolère pas la manière dont ils (les mères et leurs enfants) sont traités. J’ai eu envie de parler des mères adolescentes (appelées autrefois filles-mères) mais j’en ai eu une plus grande de parler des mères célibataires en général.

J’ai lu sur facebook la publication d’un homme qui disait, je cite : « Les bonnes filles sont déjà mariées. Il ne reste que les mères célibataires. » Je n’ai pas les mots pour exprimer à quel point lire ces deux phrases m’a irritée. Dans leur jugement très cruel, les gens oublient souvent que pour faire un enfant, il faut être deux.

S’il y a une mère célibataire, il y a un père célibataire ou marié qui a fui ses responsabilités. Personne ne dénonce les pères qui abandonnent leurs enfants. Tout le monde pointe du doigt la mère qui s’en occupe seule. L’homme, lui, n’est jamais inquiété. Jamais responsabilisé. On considère encore que c’est la femme seule qui a “péché”, que c’est elle qui l’a cherché. Même en cas de viol ou d’inceste, on la culpabilise.

Quand on éduque les filles à ne pas avoir des relations sexuelles hors mariage, de grâce, il faut en faire de même avec les garçons.

Il y a 7 ou 8 mois, un jeune papa est entré en contact avec moi par Charity Garden. Il souhaitait faire adopter son fils de 3 ans parce que ‘’sa maman l’a abandonné et il n’avait pas de boulot pour pouvoir s’occuper de lui.’’ J’en ai parlé à un ami qui m’a proposé une solution pour le papa et j’ai dit à ce dernier qu’on verra quoi faire pour lui trouver un boulot et sa réponse m’a choquée. Il m’a répondu que même avec un job, il souhaite toujours se séparer de l’enfant parce qu’il n’aura pas le temps de s’occuper de lui et n’a ni famille ni domicile (ils vivent chez l’un de ses amis).

J’en ai déduit qu’il voulait tout simplement se débarrasser de cet enfant, ne faire aucun effort et fuir ses responsabilités. Avec cet exemple, comment oser rabaisser les mères célibataires ? On me dira que celle-ci a abandonné son enfant mais combien de pères abandonnent les leurs en toute conscience et nul ne dit mot ? C’est normal qu’une mère sans domicile, ni famille, ni emploi garde son enfant, souffre avec lui mais un père peut être exempt de cette responsabilité ?

Les femmes ayant des enfants en-dehors du mariage restent un sujet tabou dans la société africaine en générale et dans la communauté musulmane africaine en particulier. C’est une chose abominable dont il ne faut pas parler. J’ai fait la remarque à un ami il y a quelques jours que je n’en ai jamais connu et ce dernier m’a affirmé qu’il y en a un grand nombre. Par honte, Il y a celles qui réussissent à cacher leur grossesse jusqu’à l’accouchement puis abandonnent le bébé ou se font avorter. D’autres exigent au père de les épouser. Parfois c’est l’initiative de la famille de la faire partir loin, de la faire avorter, ou d’exiger un mariage par crainte d’être humiliée et de voir l’honneur familiale bafouée. Et, il y en a qui sont immédiatement rejetées par leurs familles dès qu’elles découvrent leur grossesse. Vous savez… le fameux ‘’qu’en dira-t-on’’.

Le point positif est que l’actuelle société ne repousse pas comme autrefois la mère célibataire de façon explicite. Les plus grandes victimes de préjugés, de stigmates et de stéréotypes restent celles âgées en deçà de 23ans et cela a malheureusement des répercussions sur leur état psychologique. On peut noter une baisse de l’estime de soi, l’isolement ou le rejet de leur groupe (d’amis, familles), la culpabilité d’être enceinte, la dépression, etc. Ajoutés à cela, elles doivent accepter leurs changements physiques et hormonaux, vivre le processus de création d’identité maternelle, endurer différents maux, se préparer psychologiquement à l’accouchement, etc. tout cela sans aucun soutien. On me dira « Qui les a envoyées ? »

Ce qu’il y a de surprenant c’est que l’enfant, jusqu’à ce qu’il naisse, n’est de personne. Après, il appartient à tous excepté sa mère. Certaines familles ont pour habitude de prendre les rênes, de s’occuper de l’enfant et de prendre des décisions le concernant à la place de la maman au nom du fait qu’elle est incapable d’assurer la prise en charge du petit et devrait s’estimer heureuse que d’autres aient pris cette responsabilité.

Nous devrions prendre conscience que nos comportements envers les jeunes mères célibataires ont un impact psychique sur le développement du bébé qu’elles portent. Pour rappel, le bébé même dans le ventre, ressent les émotions positives et négatives de ses parents. Toutes les émotions ressenties par la maman passent chez lui. Sensibles aux stimuli extérieurs, il peut ressentir qu’il n’est pas le bienvenu. Ce qui pourrait plus tard perturber le cours normal de son développement affectif et psychosocial.

On s’étonne qu’il existe des serial killers spécialisés dans le meurtre de mères célibataires, ou celui d’enfants issus de relations hors mariage ou encore, dans le meurtre des papas irresponsables. On me dira que ce sont les choses des blancs. Mais les adolescents et les adultes qui consomment des substances, qui sont agressifs, violents, bandits (voleurs ou criminels) sont souvent des personnes qui enfants, ont ressenti l’abandon, n’ont pas été aimées, ont été rejetées et mis à l’écart. Ce n’est que lorsqu’ils deviennent des délinquants qu’on les remarque et on les stigmatise davantage ce qui les ancre aussi davantage dans leurs comportements déviants.

Malheureusement, la société et la famille africaines sont des environnements négatifs où le psychique est négligé. Elles ne réalisent pas l’impact négatif qu’elles peuvent avoir sur une personne en une phrase ou un geste. Comment voudriez-vous qu’un enfant soit épanoui, intelligent, brave, lorsqu’à longueur de journée sa grand-mère, sa tante, son oncle, ou son grand-père rabaisse, méprise et tient des propos injurieux envers sa maman ou envers lui-même ?

Donnons aux mamans et futures mamans de l’affection. Rassurons-les. Lorsque le bébé est déjà là, l’heure n’est plus aux réprimandes. On peut leur faire prendre conscience de leur bévue sans injures ni dédain. Dans le cas où c’est un choix personnel, l’amener à prendre ses responsabilités. Je ne conçois pas le fait qu’une fille soit humiliée, pointée du doigt pour une grossesse ou un rapport hors mariage et je suis contre le mariage forcé et/ou précoce sous prétexte que c’est plus recommandé.

Aux personnes qui auront envie de commenter que j’encourage la fornication, merci de vous en abstenir. Allez écrire pour vous puis envoyez moi le lien je lirai. On sait que chacun est irréprochable tant qu’on a pas découvert ce qu’il fait en cachette.

Douce dépression

Je me demande depuis plusieurs semaines si je dois rédiger et publier ce texte ou non.

J’hésite. J’hésite parce que je ne sais toujours pas si je suis prête à partager avec vous ce contenu. J’hésite parce que je me demande ce qu’en penseront les lecteurs (c’est d’ailleurs la première fois que je m’en inquiète). J’hésite parce que je pense encore être dans le déni. Je me demande encore comment cela a-t-il pu arriver. Non, j’ai la réponse.

Il y a 14 semaines, je décidais de me retirer des réseaux sociaux. J’étais dans un mauvais état psychologique et je pensais à me recentrer entièrement sur ma personne et rien que. C’était quelques jours avant le début de Ramada, j’avais l’intention de revenir quelques jours après la fin le temps de me ressourcer.

Les deux mois qui ont précédé cette période étaient très challengeant et stressant pour moi. Je commençais à vivre pleinement l’adulthood et à assumer toutes les responsabilités que cela impliquait. Confiante, je n’ai malheureusement pas vu venir certains évènements. Je ne maitrisais pas les choses autant que je le pensais. J’ai été confrontée à des situations qui m’ont beaucoup affectée.

J’étais souvent d’humeur morose, tout comme je pouvais être joyeuse puis mélancolique la seconde d’après sans raison. J’ai souffert d’insomnie et compter les moutons ne m’était d’aucune utilité. Je suis de nature susceptible et la période que je traversais me rendait encore plus. Toujours irritée, je m’énervais pour un rien. J’étais inquiète, fatiguée, découragée et je ne ressentais plus l’envie de rien faire ni de parler à qui que ce soit.

Je ressentais que quelque chose n’allait pas. Le déclic a été lorsqu’une personne très proche de moi m’a dit : « Nafi, tu es en train de déprimer » et, étonnamment, j’ai ri et répondu : « Oui ! C’est cela ! ».  Nous en riions mais la situation était sérieuse à nos yeux et personne n’osait en parler de façon solennelle. Je ressentais de plus en plus le besoin de m’éloigner. Jusqu’au jour où cette personne a décidé qu’il était temps que la situation s’améliore et, grâce à elle, j’ai compris que la prise de conscience que quelque chose ne va pas est la première étape à tout processus de recherche de solution. Surtout quand ça relève du psychique. Sans prise de conscience, rien ne peut changer.

Elle m’a posée environ 6 questions. Toutes me mettaient en colère. Je me suis braquée et je répondais très souvent en grondant. Je pensais que ces questions m’énervaient parce qu’elles n’étaient pas importantes et que de toute façon, personne ne pouvait me comprendre. Au final, on a pu trouver l’origine de mon état.

Il avait deux sources. Mais l’élément déclencheur était, la peur de me retrouver sans le sou. La peur de ne pas pouvoir respecter mes engagements vis-à-vis de mon bailleur, la peur de ne pouvoir assumer mes responsabilités dans ce monde d’adulte dont je rêvais tant de faire partie, la peur de ne pouvoir m’assumer moi. Parce que oui, il y a une différence entre vivre chez ses parents où on ne paye ni le loyer ni à manger et qu’on a son salaire pour soi et vivre chez soi, payer son logement, sa nutrition, ses factures, ses déplacements.

Les origines de mon problème identifiées, les choses sont devenues plus faciles pour moi. Le jeûne et la prière m’ont beaucoup aidée. Je me suis confiée et remise à Allah (swt). Il a apaisé mon cœur et vidé mon esprit et Alhamdoulillah, j’ai eu une opportunité qui m’a davantage rassurée pour la suite. J’ai aussi lu 2 livres qui m’ont été très utiles. C’était exactement ce qu’il me fallait comme lecture (La loi de l’attraction de Esther et Jerry Hicks et Tremblez mais osez du Dr. Susan Jeffers). Malgré cela, à la fin de Ramadan, je ne me sentais toujours pas prête à revenir.

Je n’étais pas complètement coupée du monde, non. Je me rendais en cours (quand mon corps le voulait bien) et je discutais avec des camarades. Personne ne pouvait se douter de mon état. J’avais à affronter fréquemment les mêmes questions : « Pourquoi tu ne réponds plus sur whatsApp ? » « Pourquoi tu ne te connectes plus ? » « Tu as fermé ton blog ? ».  J’ai également dû utiliser le compte WhatsApp Business de Hijabista pour des raisons professionnelles et pour continuer à recevoir les infos de la fac.

Au mois de juin, je me sentais déjà beaucoup mieux. Mais je ne ressentais aucune envie de reprendre les interactions on m’a même informé que mon compte whatsApp avait été supprimé (WhatsApp supprime les comptes après 2 mois d’inactivité) mais je n’en avais rien à cirer.

Je suis de retour aujourd’hui parce que je suis prête à sortir de cette zone de confort que je me suis créée. Rester loin de tout a aussi eu ses effets négatifs.

Ce qui m’a donné le courage d’écrire tout ce texte c’est cet article de Befoune que j’ai lu. J’avais l’impression qu’elle s’adressait à moi et à 2 heures du matin, j’ai pris ma machine et j’ai écrit tout ce que vous lisez.

Aujourd’hui, je ne sais pas si j’étais déprimée, dépressive, en burn out, ou si c’était un grand coup de blues. Ce dont je suis par contre sûr c’est que Alhamdoulillah, je me sens beaucoup mieux.

Je sais maintenant qu’il est tout à fait normal de se sentir triste. On ne peut pas être heureux tout le temps quand on est dans un monde fait d’interactions et d’évènements sur lesquels on n’a pas le contrôle. On associe souvent la tristesse au négatif mais c’est un sentiment qui ne peut être évité. J’accepte de la ressentir, de lui laisser sa place et son moment de gloire. La nier, la rejeter et porter le masque du bonheur n’aide pas à améliorer son état. Au contraire, on le détériore.

En me relisant, je réalise qu’écrire me libère. Ce texte m’est salvateur.

Les imprévus font partie de la vie.

J’ai partagé avec vous une petite partie de mon année 2020 dans une série de billets. On dit communément l’homme propose, Dieu dispose. Je me permets de dire que c’est la vérité que nous avons déjà tous eu à expérimenter.

J’ai fait plusieurs prévisions en accord avec mes objectifs à venir. Certaines d’entre elles se sont réalisées, d’autres non. Et il y a des évènements qui se sont invités tout seuls comme club de lecture et la formation que j’ai dispensée. Il y a aussi eu :

1- Mon premier « vrai » boulot en tant que Community Manager. Je l’ai commencé au mois d’octobre grâce à une amie qui était dans la structure et qui m’a fait vent du besoin d’un CM. J’étais dans le besoin en cette période et c’était une opportunité qui s’offrait à moi. J’ai tout donné durant l’entretien (je partagerai les détails un de ces jours In Shaa Allah😂) et j’ai été retenue.

2- J’ai participé à un concours de lecture au mois d’août. Concours que je n’ai d’ailleurs pas gagné. Par contre, en octobre l’initiatrice du concours m’a contacté et m’a dit que mon profil l’intéressait et qu’elle avait des projets qu’elle voulait lancer au Cameroun et avait besoin de personnes comme moi. Elle vit au Canada et c’est une femme très sérieuse dans ce qu’elle fait. Grâce à cette opportunité j’ai fait la rencontre de jeunes d’Afrique de l’ouest avec de magnifiques talents✨.

3- Sur LinkedIn (réseau social professionnel), j’ai commencé à faire en vidéo des revues des livres professionnels que je lis. J’y ai publié 2 vidéos mais je n’ai pas continué et depuis le mois de décembre, je n’ai pas ouvert mon LinkedIn.
Il y a quelques jours, la bibliothèque en ligne Camer Bookstore a fait de moi sa Brand Ambassador. En réalité, j’ignore l’ampleur de ce rôle, mais ce que je sais c’est que j’aurai des livres gratuitement et je ferai de nombreuses vidéos sur mes lectures. 🤗🥰💃
Donc In Shaa Allah, je recommencerai avec les vidéos sur LinkedIn en mars et je les partagerai aussi sur Facebook et Instagram. ☺️

4- Je me suis mise au Sport! Je mérite des acclamations s’il vous plaît.😌
Mes camarades du lycée savent que je suis anti-sport.😂 Je suis celle qui avait toujours des excuses pour fuir les séances d’EPS.
En mars 2020 j’ai commencé à faire du saut à la corde tous les matins. Ça a duré 3 matins exactement et j’ai abandonné.🤣
Le boulot que j’ai eu en octobre m’a permis de faire la rencontre d’une collègue hyper sportive. L’histoire est longue mais c’est elle qui m’a motivée à ne pas abandonner une fois que j’ai commencé les séances de fitness. Elle m’a bien encouragée et depuis j’aime le sport. J’ai arrêté en janvier 2021 mais cela fait une semaine que j’ai repris et je ne compte plus m’en séparer🤞❤️

En 2020, il n’y a pas eu que du bonheur…

Quelqu’un que j’aime de tout mon cœur a été très malade. Il a fait 6 mois de maladie. On lui a fait subir plusieurs batteries d’examens médicaux, on a évoqué le Corona virus, on lui a administré le traitement contre mais rien n’a changé.
Les 3 premiers mois étaient durs. Chaque médecin donnait son diagnostic et prescrivait ses médicaments et rien ne changeait. Son état empirait.
Toutes les nuits je me suis couchée avec les larmes aux yeux en me disant «Accroche toi s’il te plaît. Ne me fais pas ça.»
Tous les jours il s’affaiblissait jusqu’à ce qu’on trouve la maladie exacte. C’était un soulagement après 3 mois de tâtonnements mais le traitement était une autre grande guerre à remporter.
J’ignorais qu’il y avait des médicaments qui, pour nous traiter, nous rendent encore plus malades. J’ai lu sa souffrance à travers ses messages…
Sa maladie m’a fait réaliser combien la santé est précieuse. Et combien il est précieux dans ma vie.

De nombreuses personnes ont vécu de grands malheurs en 2020, chez certaines ils s’enchaînaient les uns après les autres comme une malédiction…

Personnellement je ne m’en prends pas à l’année. Elle n’est qu’un chiffre. Ce qui doit arriver arrivera. C’est Dieu qui décide de tout. C’est le Maktoub (c’était écrit) et 2021 ne changera rien à ce qui doit ou ne pas arriver. Vivons nos douleurs et accrochons nous à ces petits succès qui nous font plaisir.

Nous entamerons dans quelques heures le troisième mois de 2021 et je n’ai toujours rien écrit de ce que je veux faire cette année. Je n’ai fait aucune prévision. Pas de vision board. Même pas dans ma tête.
Tout ce que je souhaite, c’est bien faire, améliorer ce qui est déjà mis en place. Notamment, mes études, le club de lecture, mon boulot de CM, Hijabista_237 , Charity Garden , les vidéos sur LinkedIn, et ma spiritualité.

Je ne me lancerai donc pas dans une nouvelle aventure. Sauf si elle est hyper intéressante, contribue à mon évolution et n’empiète pas sur mes autres activités.

Je partage avec vous tout ceci parce que j’aime ce que je fais et vous pouvez aussi faire des activités que vous aimerez.
Je ne fais absolument rien d’exceptionnel. Je ne me mets juste aucune limite.

N’ayons pas peur d’oser et lançons nous, sautons le pas et réalisons tout ce qui nous passe par la tête. Nous pouvons tous mettre sur pied ces petites idées qui nous taraudent l’esprit depuis quelque temps. Le monde n’attend que nous… 💕

Tu choisis mal ta femme, tu rates ta vie.

Même pour les photos, je ne sais pas me taire. 😌

Il semble que je dois être une «bonne femme» pour avoir la chance d’être « choisie » pour épouse par un homme.

Il semble que de moi dépendront ses humeurs et agissements.

Il semble que je dois savoir me taire.

Il semble que je dois être croyante et pratiquante.

Il semble que je serai responsable de sa réussite ou de son échec.

Je dois donc apprendre à être une femme patiente, compréhensive, respectueuse, soumise, gentille, dévouée, qui pardonne, qui ne dit jamais non.

Je dois être un cordon bleu, un lave vaisselle, une machine à laver, un aspirateur, une jardinière, et… je dois être intelligente (mais pas trop). Je dois l’être assez pour le conseiller mais moins lorsqu’il s’agira de faire les choses pour moi-même.

Il semble que je n’intéresserai aucun homme qui a le même niveau d’étude que moi ou moins. Mon intelligence devra s’arrêter là où celle de mon potentiel époux commencera.

Il semble que je dois être une fille propre, qui s’habille bien (mais pas « vulgairement »), toujours aux petits soins, à l’apparence physique parfaite, mais ne pas demander un sou pour tous ces soins « superficiels ».

Si je ne remplis pas ces conditions (la grande majorité), je ne serai pas une fille à choisir pour le mariage. Je ferai rater sa vie à cet homme qui m’aura fait la grande faveur de connaître le mariage. Ou tout homme qui choisit une femme qui ne remplit pas ces critères, est aveugle.

Choisir. Ce verbe me dérange. Les hommes choisissent les femmes qu’ils veulent, ces femmes, ont-elles choisi ces hommes ?

Mon amie Gwladys m’a fait cette remarque : Les contenus qui sensibilisent les hommes sur le choix de leur conjointe pullulent sur tous les canaux de communication. Mais nous n’en voyons pas qui concernent les femmes quant au choix de leur futur époux.

Il semble que c’est à l’homme de faire le choix. La femme, elle, doit s’estimer heureuse qu’un homme la veuille pour épouse. Cela signifierait qu’il a fait un choix réfléchi entre toutes les possibilités qu’il avait. Elle est la gagnante.

S’il advient que l’union ne marche pas, on demandera « Qu’a-t-elle fait? ». S’il advient que l’homme perde son boulot, ou ait un quelconque problème qui lui cause un échec, ce sera de la faute de la femme qui n’aura pas su le conseiller, le guider, prier pour lui. Ou… Qui aura été trop matérialise parce qu’on dit qu’elle a le pouvoir de rendre un milliardaire millionaire. Le doigt accusateur est d’abord pointé sur la femme. La présumée coupable de tout disfonctionnement matrimonial.

Je suis tombée sur des textes dont les titres ressemblaient tous à : «Comment trouver la femme idéale ?», «Comment trouver une femme sérieuse ?», etc.

L’homme, quel est son rôle dans le couple ? Comment est-ce que moi, je devrais m’y prendre pour avoir l’homme idéal ? Celui qui ne me fera pas rater ma vie.

Il semble que quant à la femme, son homme idéal est celui qui possède des biens matériels. Elle doit s’estimer heureuse d’avoir un homme qui lui offre un toit, la nourrit, l’habille, la soigne, qui a un boulot respectable, une voiture, qui possède assez d’argent pour les extras, etc. Elle aura gagné le Jackpot ! Son homme parfait! Celui qui lui aura fait réussir sa vie!

J’en ris! Je ne vois pas comment accepter un homme sur la base matérielle. Des choses banales que je peux moi-même m’offrir.

Mon amie Liena, me disait hier qu’une dame envisage d’ouvrir une école ménagère avec pour mission de former les jeunes filles à être de bonnes épouses… C’est bien pour celles qui veulent l’être.

Moi, ça ne me concerne pas et ça ne va jamais me concerner comme on dit chez nous. Je ne suis pas patiente. Je ne suis pas soumise. Je suis respectueuse si et seulement si je suis respectée. Je ne sais pas me taire. La réussite, l’échec d’autrui ne me regardent pas, que chacun fasse ce qu’il a à faire. Je ne pardonne pas les bêtises. Et bien d’autres… Voyez vous ? Je ne suis pas une bonne femme.

Les mariages où la femme se dévoue corps et âme dans ses tâches de femme, et le rôle de l’homme c’est d’apporter à manger, payer les factures, gronder, donner des ordres, dicter, décider, etc. ne me concernent pas. 🙌 C’est quoi cette opinion publique selon laquelle les qualités d’un homme s’arrêtent à sa capacité à prendre soin de sa famille ?

Quand j’aurai besoin d’un homme, Dieu m’enverra quelqu’un qui partagera les mêmes idées que moi et sera à la hauteur de mes aspirations.

Celui qui voudra se tenir à mes côtés devra se demander ce qu’il a à apporter dans ma vie. Quelle sera la plus value de notre union pour moi, pour les enfants que nous aurons ? En attendant…

Excusez-moi, je ne suis pas épousable.

Je ne comptais pas écrire sur ce sujet. Dernièrement, j’ai été très exposée à des contenus qui m’ont irritée. J’ai eu envie d’écrire et ceci n’est pas mon dernier texte sur le sujet. Il y en aura encore In Shaa Allah.

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Rabb al-alamine

À quoi m’est utile d’avoir mille et un rêves, de me battre pour eux, si Allah swt n’est pas satisfait de moi ?

Il est bien que je me projette dans le futur, que je pense et prépare mon avenir mais c’est encore mieux de penser à l’après mort. Ce moment où il me faudra rendre des comptes à Dieu sur ce que j’ai fait du temps qu’Il m’a accordée sur cette terre. Ce moment où il n’y aura que mes actes pour témoigner de la personne que j’ai été de mon vivant.

Je garde en tête que les biens d’ici-bas sont éphémères. Je peux à tout instant passer de vie à trépas. Pendant que je m’attelle à me construire sur terre, il m’est primordial de préparer la vie après la mort. La préparer en honorant les 5 piliers de l’Islam de la meilleure des façons et bien plus.

L’Islam est une religion dont la science est très étendue. Améliorer ma science religieuse, m’élever spirituellement et pratiquer convenablement les préceptes islamiques est mon objectif. Je ne le veux pas seulement pour moi mais aussi pour pouvoir transmettre une bonne éducation islamique de base à mes enfants. Répondre au mieux à leurs « Pourquoi ? » Ne pas simplement leur dire « Parce que c’est comme ça. Il faut appliquer ».

Je n’ai pas atteint tous les objectifs que je me suis fixée sur ce plan. Je sais ce qui m’a manqué et ce qu’il y a à améliorer avec beaucoup de patience et un peu de rigueur.

Rédiger ce petit billet m’a pris du temps et pourtant il contient très peu de mots. J’ai beaucoup écrit et autant supprimé. J’ai longtemps cherché comment rédiger sans être dans l’ostentation. Merci de vous contenter de ce peu. 🙂

Je prie qu’Allah prenne mon âme au moment où il est le plus satisfait de moi. Ameen.

Ceci est le dernier billet de la série d’articles que j’ai rédigés dans la catégorie À cœur ouvert pour partager avec vous mon année 2020. Il y aura un dernier sur les imprévus positifs qu’il y a eu au cours de l’année. Je ne sais quand mais ça viendra In Shaa Allah. ☺️

It’s all about Money!

Être à ma propre charge au plus tard à l’âge de 21 ans était l’un de mes rêves et il s’est réalisé exactement le mois où j’ai eu ces vingt et une années de vie.

Être à ma propre charge, c’est-à-dire, travailler, avoir un revenu financier constant et être capable de subvenir moi-même à mes besoins. Financer mes études, mes projets, me soigner, me vêtir, combler mes dépenses quotidiennes sans avoir à rien demander à qui que ce soit.

Les aléas de la vie ont fait que, heureusement ce rêve s’est réalisé. Malheureusement, la désillusion est âpre. La vie d’adulte est ardue. Le règlement de mes frais de scolarité qui ont crû de 60% cette année me laisse un goût amère.

Je suis désormais en charge de ma propre vie. J’aime cette éducation qui prône l’autonomie que j’ai reçue. Apprendre à faire les choses par moi-même, réfléchir et trouver les bonnes issues face à une situation financière ou autre, affronter les difficultés, etc. Je ne suis pas une fille à maman et j’en suis fière.

Quand je me donnais cet objectif de terminer l’année avec 1 million de francs CFA, je pensais vivre de mon mandat mensuel et épargner toutes les entrées que produiraient mes petites affaires.

Malheureusement, la personne qui assurait ce mandat s’est retrouvée dans l’incapacité de continuer à le faire un mois avant mon anniversaire. J’ai su que cela changerait tous mes plans et les nuits blanches ne m’ont pas quittée pendant un bon moment.

Quand on est jeune, on a souvent de faciles entrées d’argent et quand on est à la charge de ses parents, il est facile d’en profiter.

Pour moi l’argent est un moyen. Un moyen d’assurer mes dépenses, un moyen de financer mon apprentissage, mes connaissances et mes projets, un moyen de me payer un loyer dans quelque temps, etc. C’est moi qui détermine son usage et son impact.

Alors, le million de francs CFA, l’ai-je atteint ? Non. J’ai par contre atteint le 1/2 de cette somme. Pas en une fois mais en plusieurs coupures entre septembre et décembre 2020. Les sources de revenus sur lesquelles je comptais pour avoir ce million se sont avérées inefficaces. Alhamdoulillah j’ai eu d’autres belles opportunités qui m’ont permise d’en avoir la moitié.

Aujourd’hui il ne me reste que 1/5 de cette somme obtenue et je réalise qu’il y a une différence entre gagner de l’argent et le garder. J’aurai pu atteindre ce million de francs CFA et vous dire qu’il ne me reste que 20.000 f cfa. 😂 J’ai un réel problème de gestion de mes finances à résoudre.

J’expérimente la difficulté qu’est de travailler et étudier en même temps. À tous ces jeunes qui n’ont qu’eux-mêmes pour s’occuper de leur personne, je vous souhaite beaucoup de courage et de patience.

Allah dit dans le Saint Coran, Sourate 94 verset 5-6 : « À côté de la difficulté est, certes, une facilité« . Sachez qu’après la faim, il y a la satiété. Après la larme, il y a le sourire et après l’inquiétude, il y a la tranquillité.

Ne vous découragez pas. ❤️

J’ai formé

Dans ma visual board, il y avait cet objectif de donner des conseils en gestion de page de vente. Je le dis d’entrée de jeu, je n’ai pas atteint cet objectif. Je n’ai d’ailleurs jamais commencé. J’ai intégré une structure il y a 3 mois en tant que Community Manager où on m’a proposée de former en Community Management.

J’appréhendais cette formation car c’était une première pour moi mais j’étais tout de même sure d’y arriver et de donner le meilleur. Et à mon grand étonnement, quand elle fut lancée, j’ai été très à l’aise. J’ai entretenu les apprenants sur la gestion des comptes professionnels sur les réseaux sociaux, l’élaboration d’une stratégie digitale, le marketing de contenu, l’inbound Marketing, le sponsoring sur les réseaux sociaux, etc.

Nous avions cours 3 fois par semaine de 17h à 19h pendant un mois. Il y a eu des jours où très occupée à poursuivre un lièvre en particulier, je me retrouvais à finaliser une leçon 1h avant le début des cours.

Il y a eu des jours où j’étais en forme, d’autres où je l’étais moins. Mes moments de cours étaient très animés. Nous riions très fréquemment et parmi les apprenants il y avait une anglophone grâce à qui j’ai pris conscience des limites de mon anglais et au lieu d’être gênée, je me servais d’un traducteur quand c’était fort sur moi.😂

Le plus gratifiant ? Elle était très assidue et comprenait les leçons. D’ailleurs, tous les apprenants comprenaient. J’ai aimé chacun des cours que j’ai dispensé mais vous savez quoi ? La 3è semaine de cours, je leur ai donné une leçon sur le sms marketing et ils m’ont dit à l’unanimité que depuis qu’ils ont débuté la formation, c’est la meilleure chose qu’ils aient apprise.

J’étais ravie d’entendre cela car moi aussi lorsque je me faisais former j’avais aimé cette partie, j’avais ressenti la même satisfaction.

À chaque notion abordée sur le CM, je me suis moi-même surprise à trouver naturellement des exemples de comptes réels pour mieux illustrer les enseignements que je donnais.

J’ai été étonnée d’être une formatrice « cool ». J’ai pu réaliser que quand il s’agit d’une chose que j’aime, il m’est très facile de transmettre. Ce fut une autre belle expérience en 2020. Mon objectif initial s’est transformé et s’est réalisé autrement Alhamdoulillah. Est-il à renouveler en 2021 ? Je ne pense pas.

Pour ce qui est de mon objectif de formations que je voulais suivre en 2020, il y avait celle de Befoune que j’ai pu faire. Celle de Irawo et des formations en Marketing Digital que je n’ai pas pu faire faute de temps. Si j’avais ajouté ces lièvres là à poursuivre je serais devenue folle à force de courir dans tous les sens.😂

En 2021 je me formerai en anglais. je dois maitriser cette langue au bout des doigts. Il n’y aura pas de place pour les traducteurs. Je les ai laissés en 2020. Cette année aussi je trouverai le moyen de suivre le programme Irawo coute que coute! Il y aura peut-être d’autres formations qui m’intéresseront mais je m’arrête sur ces deux là.😊

Chers lecteurs, je vous convie à vous former. Vos formations vous permettront d’acquérir des compétences et des connaissances pratiques sur un métier spécialisé. Vous pouvez identifier les besoins des entreprises, vous faire former et proposer vos services.